LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Une observation de Spasmophilie

Publié par Bernard Herzog sur 15 Décembre 2010, 10:26am

Catégories : #Corps-Psyché

Epreuves de l'existenceDimitri est né à Paris. Il a dépassé la soixantaine. Depuis trois ans il est soigné pour un diabète gras et surtout une spasmophilie ainsi que des hémorroïdes.

Il n’a pas une bonne maîtrise de ses émotions, ce qui est en général le cas au cours des spasmophilies. Il a beaucoup de soucis dans son travail. Néanmoins, il assume les responsabilités très importantes de chef d’entreprise.

Sa faiblesse émotionnelle et affective est fréquente dans sa famille. Sa mère était une grande enfant, fille d’un architecte, toujours absent.

Le père de Dimitri était aussi chef d’entreprise, ce métier ne lui plaisait pas, car cet artiste n’a jamais pu se réaliser. On peut imaginer un homme faible, efféminé, ayant des attaches à l’adolescence, obligé à des compensations névrotiques pour assumer son existence sociale.

Les parents avaient une très bonne entente, mais ni l’un ni l’autre n’étaient structurés.

Dimitri s’efforce de résoudre seul ses problèmes. Il est obèse et a subi une éducation catholique assez stricte. Après 22 ans de vie commune et 20 ans mariage, il pense que sa maladie “doit se passer comme cela”. Il n’apprécie guère les médecins, ayant été suivi longtemps par un thérapeute sans aucun résultat.

Il a dû s’affronter à l’existence sans maturation complète de sa structure émotionnelle. Anxieux, il a une peur panique de la mort, présente des raideurs de la nuque et des douleurs précordiales. Un optimisme de façade masque une inquiétude à “fleur de peau”.

Nous lui avons conseillé une cure de musicothérapie étalée sur une année au moins, associée à des entretiens analytiques à son gré.

Etant donné ses douleurs vertébrales et les tensions musculaires sévères qu’il accuse, nous lui conseillons dans un premier temps un traitement approprié.

Derrière sa docilité apparente et son scrupule à suivre très exactement la prescription, on sent une ambivalence et un doute profond sur les résultats ultérieurs. Cela ne rendra pas le travail thérapeutique facile. En ce printemps très froid, l’escargot sortira-t-il timidement de sa coquille ?

 

 

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