LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Si vous ne voulez pas être mangé par les docteurs, devenez docteur vous-même

Publié par lepasseur-therapeute-herzog.over-blog.org sur 15 Octobre 2010, 20:59pm

Catégories : #Cancerologie

Le-chant-du-cygne.jpgJe salue le livre du Pr Bernard Herzog, il est le résumé de toute une vie d’observation, de réflexion et surtout de remise en question de tous les systèmes qui prétendent nous régir. Dans cette période de chaos généralisé, il est la référence qui nous fera passer dans une nouvelle conscience ainsi que dans une nouvelle médecine véritablement informationnelle qui saura prendre en compte la dimension totalement occultée et pourtant responsable de tous nos « mal-être » : le psychisme.

Le Pr Bernard Herzog appelle de tous ses voeux la mutation qui fera du médecin un homme de l’art, il est évident et cela est tellement clair après la lecture de son livre, que la médecine n’est pas une science mais un art.

La science confirme de façon formelle cette approche nouvelle. Les maladies ou « mal vivre » n’ont jamais leur origine dans le corps physique mais dans l’âme, elle-même comprise dans les champs morphogénétiques.

C’est l’interruption du « dialogue » entre les organes et les champs qui, par l’intermédiaire d’un dysfonctionnement cérébral (foyer de Hamer) est responsable des pathologies et de leur localisation.



La science a-t-elle mis la médecine en échec ?

 

Comme il arrive bien souvent dans un processus de création, le Pr Herzog n’a peut-être pas pris conscience du fait suivant. D’entrée de jeu, par le choix pertinent du titre de son ouvrage

De nouvelles pistes pour guérir le cancer

, il met en lumière à la fois la cause et le problème. De ce fait, il suggère en filigrane l’éventuelle solution. Le hic, c’est à l’évidence l’échec médical en la matière considérée. Quant à la cause, ne se trouverait-elle pas dans les moyens jusqu’alors mis en oeuvre, à savoir les raisons scientifiques ? Si tel est le cas, les fondements conventionnels de la médecine contemporaine s’écroulent, puisque basés uniquement sur un examen rationnel et clinique des symptômes du patient. Par son côté insolite, un tel préambule peut surprendre. Toutefois, l’auteur même nous y conduit par les questions qu’il se pose en les soulignant.





Comment mener notre vie ?

 

Comment mener notre travail dans les conditions les meilleures, les plus honnêtes vis-à-vis de l’homme ?

Bien qu’il entende sans doute comment mener notre existence, comprise entre naissance et décès, le Pr Herzog emplit néanmoins le mot vie. La substitution s’avère ici révélatrice. Répondre à comment mener notre vie implique avant tout de savoir ce qu’elle est. Est-ce possible ? Rien n’est moins sûr. Et quand bien même une exacte définition en serait fournie, celle-ci nous l’insufflerait-elle ? Le mot chien ne mord pas, c’est évident. La vie s’éprouve, s’expérimente ; elle ne se décrit pas. Alors, sommes-nous réduits à l’impuissance ? Pas du tout, puisque la vie se caractérise. Quelle que soit sa nature, peut-elle se concevoir sans mouvement ? Evidemment non. Or le substantif mouvement renvoie au verbe mouvoir (monsieur de la Palisse dixit). Et mettre en mouvement, c’est émouvoir, animer, en latin animare. En cet idiome, ce dernier verbe sous-tend deux états, l’un féminin (anima), l’autre masculin (animus). Nous en avons fait deux principes : l’âme et l’esprit, deux mots dont le contenu sémantique reste incertain, pour ne pas dire nul. En réalité, les anciens désignaient par ces inverses les deux phases indissociables du métabolisme, dualité dynamique à la base du vivant. Il en résulte l’alternance vitale, perceptible dans les pulsations cardiaques, par exemple. Tout désaccord (au sens musical du terme) entre les deux facteurs cata et anabolisme induit un état pathologique.

Perçoit-on mieux maintenant, en quoi consiste la véritable biologie, dont l’urne des acceptions de la racine grecque peut se traduire : révélation (divine) sur la vie ?



Est-ce que notre enseignement est en mesure de fabriquer des hommes ou uniquement d’établir un servilisme généralisé ?

 

Dans le domaine qui nous intéresse, l’enseignement actuel ne peut que conditionner, puisqu’il est limité la plupart du temps à la seule instruction qui implique une docilité réceptive non « discriminante ». Cette soumission conduit à la mise en mémoire d’informations non contrôlées et à la répétition de celles-ci, comme peuvent admirablement le faire un perroquet ou un magnétophone. D’où l’expression très édifiante employée ici : fabriquer des hommes. Dans ces conditions, est-il possible d’échapper à l’inévitable, autrement dit au façonnage de créatures serviles indifférenciées ?

Pour équilibrer cette situation, n’est-il pas souhaitable d’envisager la mise en oeuvre de la dynamique opposée, c’est-à-dire de l’éducation ? Etymologiquement, éduquer signifie faire s’épanouir en provenance de l’intérieur. Son inverse instruire, par contre, procède de l’extérieur vers notre intimité. A strictement parler, le verbe éduquer ne devrait s’employer qu’à la forme pronominale, car la mise en branle ne relève pas d’un tiers qui n’y peut rien, mais de chacun de nous. Pour tout dire, il s’agit d’une réelle « autodécouverte » », d’un processus créateur. Une tâche semblable n’est pas de tout repos : elle suppose une prise en charge de soi-même, avec les responsabilités que cela comporte.

En l’occurrence, seule importe l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, comme l’affirmait Danton.



Quelle est la valeur de notre manière d’être par rapport à nos voisins, à nos confrères, à nos collègues, à notre famille, à nos enfants, mais aussi par rapport à nous-mêmes ?

 

Notre manière d’être, ou attitude, se révèle aptitude dans la mesure où elle correspond à une adéquation entre sollicitation provocatrice et réponse spontanée. En vieux français, cette dernière s’orthographiait

respons,

que nous avons conservée dan responsabilité. Or, comment mieux caractériser lanscience en termes simples, sinon en postulant qu’elle consiste en la réponse parfaitement adaptée à la demande ? A ce titre, elle se manifeste partout, du minéral à l’homme et sans doute au-delà. Le cristal de quark qui se déforme sous l’influence d’un champ électrique, le brin d’herbe qui ondoie sous l’effet de la brise, l’animal qui dresse l’oreille au moindre bruit s’adaptent ainsi et font preuve de conscience. Vus à notre échelle, d’aucuns diraient qu’ils savent, mais qu’ils ne s’en rendent peut-être pas compte. Cette absence de recul, qui semble les caractériser, fait qu’ils sont incapables de tricher. Leur réponse, aussi élémentaire soit-elle, demeure authentique en permanence.

A coup sûr, il n’en va plus de même avec l’ homo sapiens sapiens (l’homme qui sait qu’il sait). Grâce au (ou plutôt à cause du) recul accordé par la réflexion, il lui arrive alors de se montrer simple observateur d’un spectacle et de ne plus se sentir concerné par ce qu’il voit.

 

Devenu plus ou moins indifférent à la pièce qui se joue devant lui, comment sa responsabilité pourrait-elle s’exercer ?

 

Or l’attention froide et détachée caractérise précisément le « parfait » homme de science. En la matière, l’observation glaciale se trouve élevée au rang de vertu cardinale. Oui, mais voilà : n’étant plus ému, un tel expérimentateur se coupe ipso facto de la vie qui est motion, émotion. De ce fait, comment s’étonner de comportements inconsidérés en tous domaines ?

 

Après un tel constat, la tentation est grande de paraphraser Carlo Suarès qui affirmait, en se basant sur les Textes : « L’homme existe et ne vit pas, tandis que la femme vit et n’existe pas. » Remplacer homme scientifique et femme par artiste, voilà qui modifierait totalement notre actuelle condition. Puissions-nous voir bientôt surgir des artistes- scientifiques et des scientifiques- artistes, comme le sont déjà certains physiciens quantiques. Quand ces derniers étudient avec le plus grand sérieux des particules charmées, entre autres, comment douter d’un tel avènement ?



Ce que parler veut dire

 

Dans l’ouvrage du Pr Herzog, le lecteur attentif aura l’occasion d’aborder des thèmes essentiels. Présentées avant tout comme des constatations auprès de ses patients, les nombreuses conclusions accumulées au cours de son activité de praticien se vérifient et se généralisent à d’autres niveaux. Néanmoins, comme chacun de nous, l’auteur se heurte inéluctablement à l’ambiguïté de nos langues profanes quand il souhaite décrire des réalités vécues, non directement perceptibles par nos cinq sens.

A titre d’exemple, nous examinerons le titre de son troisième chapitre : « L’amour ou la mort ». A l’évidence, pour y avoir été confrontés au moins une fois, nous savons tous ce qu’est la mort, seconde et ultime étape de l’existence manifestée. Mais en ce qui concerne l’amour, de quoi s’agit-il exactement dans ce contexte ? Quelle signification précise lui donner ? Est-il question d’amour profane, sacré, de « faire l’amour » ? Le risque n’est-il pas grand, ici, d’imaginer seulement ce qui nous habite, sans pouvoir accéder avec une certitude absolue au véritable message ? Voyons un peu.

A la réflexion, tout- absolument tout- ne serait-il pas phénomène de conscience ? Dans l’affirmative, nous en expérimentons deux états : le premier unitaire de communion totale, dont rien ne peut être dit, et le second duel de l’observateur, introduisant la distance sujet-objet. En expérimenter simultanément les deux stades engendre en nous le UN vivant et le DEUX vivant. Cette synchronicité se prononce ahavah qui traduit AMOUR dans la langue d’Abraham. N’est-ce pas merveilleux de précision et de simplicité ?

De manière consciente ou intuitive, le Pr Herzog met l’accent sur l’impuissance du français à rendre le contenu sémantique de certains mots qu’il emploie. Nous en voulons pour preuve le titre de son chapitre 15 : »La Foi n’est pas ce que l’on croit ». En effet, qu’est-ce réellement que cette vertu cardinale ? S’agirait-il d’une croyance, la plupart du temps en vue de réaliser une bonne affaire ? Mais, dans ce cas, une bonne affaire pour qui, si ce n’est pour l’ego ? Voilà qui serait pour le moins curieux en l’occurrence. Là encore, la linguistique des authioth(les prétendues « lettres » hébraïques) vient à notre secours. Sans entrer dans les détails qui n’ont pas leur place ici, disons simplement que la foi amen est le processus par lequel le UN immanent, l’invariant fondamental des philosophes, le champ ultime des physiciens, la divinité des mystiques, etc., vient féconder notre milieu biologique, essentiellement composé d’eau marine. Quand nous favorisons ce « miracle » par notre attitude, alors toutes les éventualités s’avèrent possibles, bien au-delà de ce qui peut s’imaginer. La guérison et le bien-être en procèdent.



Conclusions pratiques

 

Que le lecteur se rassure : nul besoin de devenir savant pour accéder au deux gratifications précédentes. Croire à une telle nécessité relève encore de l’esprit scientifique qui consiste à dire : « Si vous ne voulez pas être mangé par les docteurs, devenez docteur vous-même. » Après tout, pourquoi pas ? Mais ce n’est nullement requis. En revanche, dans la mesure où un état de silence intérieur – c’est-à-dire de communion – pourra s’établir en lui à la lecture du présent libre, l’intégralité de son contenu lui parviendra, à toutes fins utiles.

Jacqueline BOUSQUET

Jacqueline Bousquet est docteur ès sciences biologie- biophysique, chercheur honoraire au CNRS

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