LE PASSSEUR

LE PASSSEUR

Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Rêve : A l’origine d’une hyperthyroïdie

Publié par Bernard Herzog sur 6 Novembre 2012, 10:15am

Catégories : #Rêve- Spiritualité

source photo

J’avais assisté, au développement d’une hyperthyroïdie, puis à sa stabilisation au cours de la psychanalyse de Valérie une jeune femme ayant des difficultés relationnelles. Malgré son mariage, la relation restait très froide. Quelques rêves apportèrent un éclairage particulier sur l’origine de cette affection thyroïdienne.

Rêve n° 1

« Je suis chez ma nourrice et je pars de chez elle, poursuivant mon chemin jusqu’à l’emplacement de la maison de mes parents. Au rez-de-chaussée d’une maison que je ne reconnaissais pas, de grandes baies vitrées laissent entrer le soleil. Je suis debout devant la maison. Tout un groupe d’enfants passe. Ils me regardent, mais on leur demande de ne pas s’arrêter et de rentrer dans la maison, sans parler, deux par deux. Mon père se tient en face de moi, à côté de lui, une femme assez jeune, ils se tiennent par la main, elle a la peau basanée.

Je dis à mon père qu’il n’a pas le droit et je donne une gifle à la jeune femme qui sourit ! »

« Je pars chez ma nourrice, celle qui m’a donné de l’amour quand je n’étais qu’un bébé. C’est là la base, le départ de ma vie. Il est nécessaire de fouiller son jardin et de s’occuper de ses appétits sexuels représentés par les fleurs, de ses relations physiques, pour faire tourner la roue, s’accomplir et aller vers l’or de Ré à partir du Ba (le corps physique, animé par le Ka, le corps énergie). C’est ce qui permet de quitter la maison de ses parents et de poursuivre son propre chemin. C'est ainsi que je décompose le mot Robert, prénom de mon père. J’y vois plus clair à présent, mais je reste à l’extérieur de la maison aux grandes baies vitrées. Les parties jeunes sont dociles mais pas joyeuses de vivre. On ne les autorise pas à la joie et au plaisir de la vie : c’est mon cas. Je dois faire le nécessaire pour changer cela. Je suis très liée à mon père, par mon ombre que je ne respecte pas. »

Valérie a été, jusqu’à l’âge de trois ans, placée chez sa grand-mère, puis chez une nourrice. Elle a vécu un abandon maternel complet. Pour se protéger, elle s’est “mise en conserve” pour survivre. L’irrespect initial majeur est à l’origine de sa culpabilité. Dans le nom Robert, on peut ainsi lire l’or de l’air relationnel.

L’enfant se culpabilise de ne pas être aimé, d’être rejeté. Le rejet est à l’origine des difficultés relationnelles ultérieures avec les hommes, le masculin. On lui a inculqué un système rigide, militaire irrespectueux de sa nature qui n’autorise ni la joie, ni le plaisir de vivre.

4861502284_a0ed12b27c.jpgRêve n° 2

« Je suis dans un endroit que je ne connais pas, l’environnement est clair. On me parle d’une réunion d’un Conseil Pédagogique, là où je travaillais auparavant, il doit avoir lieu. Un informaticien explique qu’il faut respecter l’ordre des choses. Il effectue une démonstration. Il ouvre un bocal et sort un torchon dans lequel se trouve un morceau de viande. Il montre comment il était choisi pour le bocal, car ils sont tous différents. Mon frère est présent.

« Il est nécessaire de respecter les lois de la nature, de choisir chaussure à son pied. C’est un beau conseil pédagogique.

Rien n’est standardisé comme la société voudrait nous le faire croire, de plus en plus informatisée et homogène on nous l’impose. Désormais, je fais face à cette massification. J’ai choisi un homme fermé, policé, binaire et j’enferme tous les hommes dans la même représentation. Mon mari, en effet, dit me respecter en me faisant l’amour une fois ou deux par an. Je mets donc la viande en conserve, mais tous les hommes ne sont vraisemblablement pas comme lui. Mon lien très fort avec mon frère est là, toujours présent. »

Il y a trente-six façons de “se mettre en conserve”. La rêveuse a déjà rêvé à plusieurs reprises d’un magasin d’alimentation avec des conserves en étal, ses interprétations sont remarquables. Elle souligne un superbe complexe d’œdipe avec son frère. On voit toujours apparaître en arrière plan, la culpabilité entraînant le rejet de la sexualité.

7808587274_af2bd08bf8.jpgRêve n° 3

« Je suis avec mon mari et mes parents chez eux, nous parlons d’une amie qui va avoir son deuxième bébé, ce sera un garçon. Mes parents sont dans la cuisine, je pars avec mon mari dans une pièce à côté préparer mes affaires, nous n’avons pas mangé. J’entends mon père dire à ma mère qu’il s’inquiète car la première fois, le bébé a eu des problèmes, il est né avec difficulté avant terme. Ma mère lui dit : “Mais pourquoi tu n’as rien dit ?” Je retourne alors dans la cuisine pour dire qu’il n’y a pas eu de problèmes, tout s’est très bien passé, je ne sais pas pourquoi mon père a dit cela. Mes parents ne savent pas quoi offrir pour le bébé, moi j’ai déjà fait le cadeau. Ma mère dit alors : “Bon, il faut alors que je prépare de la viande !” »  

« Le deuxième bébé est peut-être mon frère, né avant terme. Pour la première naissance, la mienne, il y a eu de grandes difficultés, je suis née par le siège paraît-il, cinq jours après terme. Mes parents n’ont pas d’énergie, pas d’amour à offrir à leurs enfants. Mon père en est plus conscient que ma mère. C’est une femme qui n’accepte pas sa féminité, elle est en déni de la réalité, en opposition complète, fermée au monde de la femme.

Moi aussi je suis sans énergie dans la relation avec mon époux, toujours occupé à ses affaires. Je suis liée à mes parents, en train d’essayer de démêler tout cet écheveau.

Ma mère a eu la scarlatine à ma naissance, aussi on m’a séparée d’elle tout de suite, à vrai dire, elle ne demandait que cela. »

6105882560_33f239b645.jpgRêve n° 4

« Je suis sur le quai du métro avec une petite fille. Il y a aussi Olivier, mon ancien petit ami ; une femme passe très rapidement près de nous sur le quai, c’est Elisabeth, sa femme qu’il n’a pas vu. Néanmoins, il se fait discret car il veut pas être vu avec moi. Je quitte le métro avec l’enfant qui n’a pas de ticket. J’ai pour consigne de la faire passer avec moi. Nous sortons. Ensuite, je suis avec une femme âgée dans la ville, elle est fatiguée, elle s’assoit sur un perron, elle veut rendre le bus. »

« J’ai régressé dans l’univers de la mère – matière, c’est-à-dire le métro, pour retrouver ma partie féminine. Elle n’avait pas de ticket pour mener une vie autonome parce ce qu’elle n’était pas autorisée à vivre.

Dans ma précédente relation, j’ai choisi un homme attaché aux valeurs matérielles, à sa mère, sans ouverture sexuelle. Il n’a pas complètement rompu la relation avec moi.

La femme âgée représente ma partie féminine sage,. Elle est sans énergie, neutre, vivant dans le chemin du collectif : le bus. Elle n’est donc pas individuée, je n’ai pas encore réalisé cette partie-là de moi-même. »

Ces matériaux oniriques expliquent comment Valérie a vécu le rejet initial de la mère doublé d’une imprégnation auprès d’une mère non femme, rejetant sa sexualité et la relation. Ces éléments associés peuvent être à l’origine d’un irrespect fondamental entraînant une hyperthyroïdie. La rêveuse n’a pas trouvé dans son époux quelqu’un capable d’inverser ses énergies négatives.

Les différentes prises de conscience ont aidé Valérie à stabiliser son hyper thyroïdie, espérons que nous irons plus loin, vers une guérison qui ne pourrait pas être compatible avec le maintien d’un couple platonique sans union physique.

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents