LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Liberté de conscience : Humeurs, tu meurs, la liberté se meurt

Publié par Bernard Herzog sur 16 Octobre 2010, 17:06pm

Catégories : #Santé-Maladies

 

par le Pr Bernard HERZOG

07_-L-enfant-surcharg--.jpgLorsque j'étais sur les bancs de l'école primaire,l'instituteur, selon les programmes, donnait des cours d'instructioncivique. Nous avions appris les trois grands slogans de laRépublique française : "Liberté, Egalité,Fraternité", cela nous enthousiasmait. Ce sont des grands motsqui ornent les frontons de certains monuments publics mais aussi quiconstituent les assises de notre Convention nationale.
Chacun se pare sur le front de ces thèmes sans enconnaître réellement toute la profondeur nil'extrême rigueur de ce qu'ils peuvent signifier.
Eh bien l'expérience de la vie et l'observation de messemblables m'ont montré que l'homme, à travers seshumeurs, n'est jamais égal à lui-même pas plusqu'il ne possède une véritable égalitéavec son voisin sur le plan physiologique, l'existence nous le montrechaque jour ! Nous ne sommes ni égaux les uns par rapport auxautres quand il s'agit de courir un cent mètres ou d'effectuercertains actes où nous nous glorifions d'être encompétition. Nos appétits sont différents, nospôles d'intérêts, nos pulsions, bref nousobservons un pléïomorphisme complet.
Si nous sommes égaux en droit, nous sommes tous inégauxphysiologiquement et psychologiquement ! Chimiquement on n'en parlepas, car nous sommes uniques ! Les transfusions sanguines nous ontappris l'existence de groupes, de sous-groupes, et l'immunologie nousenseigne que toute protéine étrangère està éliminer : chaque corps étant unique(HLA).

La liberté, ça sert à quoi ?

Si le mot liberté signifie être libre, ce quivoudrait dire être indépendant vis-à-vis de noshumeurs. Eh bien, nous sommes bien obligés de constater quenous sommes tous condamnés à entendre et àprononcer ce grand mot mais à ne jamais pouvoir le pratiquerintégralement ! Il y a des bons et des mauvais jours, alorsque nous ne devrions jamais être moroses ou grognons, maisd'humeur égale.
Tout simplement nous dépendons de nos propres humeurs, plus oumoins versatiles, doucereuses ou irritantes, plus ou moinssèches ou acides, mais effectivement également aussides humeurs des autres, de tous ceux qui nous entourent ! Quand notrecompagnon ou notre compagne fait l'ours ou devient aussi cinglantqu'une bise polaire ou se glace... et il faudra un grand soleil pourse dégeler...
Ce n'est ni une plaie &endash; encore moins une bosse &endash; maisc'est un lourd héritage que d'avoir à supporter laliberté des humeurs des autres ! C'est du reste ce quialimente les conversations quotidiennes aussi bien sur les lieux detravail que sur les bancs publics. Certains ont à cetégard des réputations qui ne sont plus à faire,les baillis sont, sous toutes les latitudes, enclins àsadiser, à massacrer, du moins à ne pas respecter leurssemblables.
Il nous faut notamment supporter les humeurs du monde médicaloù on cherche à épancher ses humeurs surl'observation du devenir des autres ou à se sécuriserd'être bien dans sa peau en observant d'autres qui le sontmoins. Il y a aussi les modes d'humeurs opératoires,vaccinatoires ou pharmacologiques... j'en passe un grand nombre fortintempestives même si l'apparence est aguichante, il y a legoût du scalpel ou des écus derrière lemasque.
Vous souriez peut-être mais c'est bien là laréalité des choses, que ce regard du clinicien quis'efforce d'observer un peu ce que l'autre va devenir...
Pour ma part, j'ai constaté que les cancérologuesfinissaient, dans la majorité des cas, par mourir d'un cancer.Est-ce à dire que c'est une prémonition qui les adirigés vers cette spécialité afin dedifférer leur propre terme ?
Une consœur me contait avec malice que, dans sa faculté,le rhumatologue marchait avec des cannes, le cardiologue étaitun ancien opéré du cœur, son agrégéavait fait un infarctus, etc. La liberté est donc trèsrelative... même pour les médecins dont le tropismeenvers les maladies est généré par leurs propreshumeurs !
Pourquoi nous dit-on que l'on guérit 8 cas sur 10 de certainesmaladies alors que dans la réalité on observe l'inverse? Parfois même 9 décès sur 10 des suites decertaines thérapeutiques ? Cela me rappelle mon débutde carrière : le neurochirurgien, dont ladextérité manuelle n'avait d'égale que seshumeurs de dictateur aux allures de boucher, clamait partout qu'ilguérissait tous ses opérés, alors que, dans sonservice, chacun savait que les 3/4 disparaissaient dans la semainequi suivait l'intervention, certes guérisdéfinitivement, mais des suites opératoires ce quipermet d'incriminer l'anesthésiste commebouc-émissaire, voire l'infirmière ou le saint Esprit.Soyons donc réservés sur les belles statistiques quiont également à servir les intérêts desstatisticiens et de leurs employeurs.
On vous dit que le sida est moins grave qu'il n'a été,si bien qu'on en trépasse un peu moins vite grâceà la trithérapie. Cela est certes vrai sur le planstatistique, mais comme ils se sont dilués, ils disparaissentquand même, mais certes ils trépassent d'autre chose, cequi revient exactement au même. On n'a pas à lesinscrire dans les mêmes cases des statistiques et le tour estjoué.
Ceux qui survivent ont le bonheur et le plaisir d'égaliserleur propre problème parce qu'ils recommencent aussitôtleurs mauvais usages et leurs habitudes relationnelles, aussidistribuent-ils généreusement et gratuitement leproduit sécrétif de leur corps, ce qui fait que lamaladie continue à se développer mais de façontelle qu'elle devient mutante et mutée. Le Dr L. me relataitl'histoire de cette jeune lycéenne qui avait voulu avec unecopine s'émanciper au cours du voyage scolaire de find'année en Italie. Quinze jours après sadéfloraison, elle revint avec la liberté d'affronter lefameux virus du sida... bécassine, fille d'une mèrenaïvement confite dans un bénitier, c'est cher payerl'absence de cervelle !
Vous étiez libres autrefois de manger un peu ce que vousvouliez des différentes parties d'une vache ou d'un bœuf.Par la suite, on en a limité l'usage en excluant les abatsmais en précisant que le reste était le consommable.Maintenant on s'aperçoit que la forme mutante sedéveloppe, donc vous n'êtes plus libres et pourtant,sans que vous le sachiez, on vous empoisonnerégulièrement de mets transgénétiques ouautres... mais selon les humeurs &endash; souventintéressées de certains &endash; on vous clame et onvous rabâche que c'est l'avenir pour nourrir unehumanité pléthorique... Vous êtes libres de vousinformer en fait sur les façons de procéder dansl'industrie alimentaire qui récupère tout ce qu'ellepeut... et en faire un certain usage dont il est incongru dedévoiler les arcanes méphistophéliques. Unmalheureux paysan canadien qui osait dire la vérités'est trouvé ruiné par le merveilleux trust qui diffuseles graines de Frankenstein Food... car l'honnête homme estplus fragile que le chiendent ou les orties, c'est comme pour leslégumes dans le jardin.
On vous dit que vous êtes libres de vous faire vacciner ou derefuser les vaccinations, mais on vous les impose ! On vous dit quele risque de développer une maladie postvaccinale est siminime alors que la majorité s'en sort bien... Il est vraique, si l'on prend l'autre mesure du versant de la question, ons'aperçoit que si le nombre de vaccins utilisés vientà se réduire, le montant du chiffre d'affaires dulaboratoire diminue, donc il faut bien effectuer un retour enarrière pour que l'économie puisse remonter... Mais lemalheureux clinicien face à la jeune femme qui vient derécolter une sclérose en plaques ne sait que dire, quefaire.
Donc votre liberté se réduit d'autant ! Parconséquent, vous pourrez disparaître de quelque chosed'autre que ce que le programme naturel a prévu !
Vous voyez, je reste toujours dans mon sujet : "Humeurs - Tu meurs".Eh bien oui, vous n'avez pas le choix !
Si un destin malencontreux fait que, grâce à unecampagne très généreuse de dépistagesystématique et remboursé, on vous découvre unpetit kyste ou quelques microcalcifications, bref quelque chose dansle sein, sur la langue ou sur la fesse, on va vivement vousencourager à l'enlever et, mieux encore, on appelle cela le"suivi médical", on va vous téléphonerrégulièrement ou vous écrire à domicilepour vous dire qu'un lit déjà vous attend, que lachambre est chauffée, qu'on y mange parfaitement bien dans cejoyeux établissement et plus encore pour vous rassurer...
Ensuite, on pourra aussi vous inonder de certains produits chimiquesfort onéreux, semblables au gaz des tranchées ou aufameux Xylon B des chambres réputées, parfaitementcontraires à la physiologie de votre corps.
Le résultat c'est que vous irez beaucoup plus vite voir saintPierre et comme cela vous pourrez avoir de magnifiques pierres, fortbien jointées, sur votre ventre ! Bien sûr, vous aurezeu à donner un grand nombre d'euros et contribué ainsià l'amélioration de la médecine ou de larecherche pharmaceutique suivant un protocole donné ! "Razziasur le vivant", titre Science et Vie (mars 1999, n° 978), maisaussi à "Rentabilité à tout prix !", 300 000cobayes chaque année servent aux essais chimiques enl'ignorant parfaitement : ils sont libres de l'ignorer mais non desubir.
Le malheureux médecin qui les met en garde se fait traiter decharlatan et semoncer vertement par l'Ordre... Mais qui a doncélaboré ce magnifique protocole, est-ce vous ou est-ced'autres personnes ? Est-ce votre médecin de famille ? Vous medirez que ce n'est certes pas vous ni votre médecin, parceque, d'une part, vous n'êtes pas du tout compétent dansl'affaire et que, d'autre part, on ne lui a pas demandé sonavis. Cela est devenu une habitude depuis quelques décennieset c'est vrai que, dans l'immense majorité des casobservés selon la loi de la massification, vous serez assezcons pour aller confier votre corps à des décideurstout à fait incompétents ! Par contre, entre lamolécule et le lapin-cobaye, les cadeaux pour prescrire, lescroisières pour séduire, les budgets pharaoniques depublicité, bref, l'huile indispensable dans les rouages de lamachine "donnant-donnant" coule à flots... et les experts duPrince de la Santé font chorus pour une campagne dedépistage précoce afin d'améliorer lesstatistiques : lesquelles ? Il vaut mieux ne pas le préciser !... de mortalité précoce peut-être !
Vous allez me dire que je suis rude dans mes propos, mais non, c'estbien là la réalité des choses ! Allez voir votremédecin et constater combien vous baillez aux corneillesdevant lui ! Quand vous verrez le grand spécialiste ce serabien pire que le sermon de monsieur le curé. Alors quevoulez-vous faire si vous ne voulez pas vous prendre en charge, sivous voulez ignorer votre propre santé, votre propre corps ?Cela me remémore ces propos d'alcooliques ou de fumeursétalant leur suffisance devant leur avenir compromis : ilssont en effet bien libres de faire ce qu'ils veulent, c'est leurcarcasse qui paiera l'addition... mais aussi la collectivité.On baptise cela la solidarité, bref, les bons sentiments sontutilisés, là aussi cela coule à flots, dusentimentalisme.
Ah, par contre, vous me direz "ces traitements sontremboursés" alors que le reste n'est certes pasremboursé, excepté si vous avez déjàcontacté une caisse de pompes funèbres.
Est-ce que vous vous faites rembourser votre marché, voslégumes ou votre bifteck ? Certes non, eh bien si vous nemangez pas d'une façon assistée, vous payez des sommesde plus en plus ahurissantes à vos chères mutuelles etvous vous remboursez ensuite... c'est une grande logique quigénère pas mal de postes d'intermédiaires,lesquels décident à votre place et vous font lamorale.
Et qui prend les décisions des programmes, et qui choisitparmi les orientations de la médecine ? On ne remboursemême plus les choses indispensables à la médecinecourante et des dérives s'effectuent donnant unepriorité absolue aux opérations plus qu'hasardeuses,aux brillantes molécules nouvelles les plus coûteuses,aux superbes technologies dont personne ne revient ou presque et quiconsomment la plus grande part des sommes versées auxmutuelles ! Qui siège dans les caisses primaires deSécurité sociale : les consommateurs ou les industrielsde la santé ? Ces derniers évidemment. J'appelle celamettre le loup dans la bergerie, aussi est-il libre de croquer commebon lui semble... et son appétit est si féroce qu'ilfinira par saigner toute l'économie de la Nation. Ah oui, on aoublié de contrôler les décideurs, quelle farce :mais qui l'a générée ?
Eh bien, c'est à vous de prendre en charge votre santé! A ce moment-là, vous serez des hommes libres et égauxvis-à-vis de vous-mêmes ! Ce n'est pas là unedissertation philosophique, c'est une simple constatation, c'est uneobservation de lampiste ! Depuis quarante et quelques annéesque je suis versé dans cette belle médecine modernedite scientifique, j'ai observé la progression fulgurante etce dérapage méthodiquement contrôlé parcertains, bien sûr non médecins, aussi vous n'avez pasplus que les médecins lampistes la liberté de prendrepart à ces merveilleuses décisions. Il faut êtreun grand décideur pour cela et avoir effectué desétudes adéquates... cela me fait penser à lareprésentation du peuple dans les Etats généraux: là aussi on nous a confisqué lareprésentativité, alors la santé comme le droitde dire appartient à d'autres...
A la veille de la retraite, j'espère pouvoir dire ce que jedésire comme je l'entends. D'ailleurs, je ne me suis jamaisgêné de le faire ! Je peux aussi vous prédire lesdouleurs qui se préparent. Croyez-vous, lorsqu'il y a uneurgence, qu'on se précipite aussitôt sur leblessé ? Mon service a jouxté celui des urgencespendant quinze années. Il y avait chaque matin des piles delettres de réclamations sur le bureau du directeur, sur celuidu maire et du préfet, car certains malades pouvaient restertrois ou quatre heures, voire six à huit heures sur unbrancard et bien plus encore, avant que l'on ne s'occuperéellement d'eux. Depuis on a construit un immense pavillon"des urgences", mais l'observation montre qu'il y faut toujoursgémir et attendre car on n'a toujours pas le temps, lepersonnel est toujours débordé et en nombreinsuffisant. Cela signifie quoi ? Cela signifie que ni les malades niles médecins ne choisissent cet ordre de choses et que, dansces grands établissements merveilleusement administrés,l'homme n'est plus un homme mais un pion et qu'un numéro dematricule n'est plus un homme respectable !
Oh ne me dites pas le contraire, ne venez surtout pas me dire lecontraire ! Lorsqu'un médecin soigne son patient et que cettepersonne refuse ses soins, vous me direz qu'il fautdéjà avoir beaucoup de courage mais qu'il en a certesle droit. Oui, il en a le droit en théorie, mais lemédecin lui n'a pas le droit de laisser les choses ainsiévoluer ou tout bonnement le laisser mourir tranquillement desa belle mort.
Eh oui, même si le patient refuse et déclare qu'il neveut pas se rendre à l'hôpital ou à la clinique,même si le patient est un ancien médecin chef de serviceaverti par son expérience et son savoir et qu'il se refuseà subir certains actes qu'il juge inadmissibles et contrairesà la morale et à l'éthique, il est bienobligé de les subir ! C'est pourquoi, posez-vous bien laquestion : êtes-vous libre du choix ?
Eh bien non ! Le médecin n'a pas la liberté, il estlui-même obligé de vous imposer ce que desdécideurs experts et un tantinet sous influence ontédicté car il est tenu par des règlements ! Ilne doit pas respecter l'homme, il doit le prendre comme unnuméro de matricule ou un cas : je décide pour vous,vos facultés mentales ne vous permettent pas plus que vosconnaissances d'effectuer un choix qui soit favorable pour votresanté. Sinon, c'est lui qui doit rendre compte devant lesmagnifiques autorités dont il dépend, il risque toutbonnement d'être révoqué... et condamnéà verser une lourde amende et à ne plus pouvoir nourrirsa famille.

La liberté se meure

Le médecin n'est plus libre de soigner ce qu'il veut et comme il le désire. Un expert paranoïaque, un nouvel ayatollah nommé à vrai dire exprès, s'est mis entête de pourfendre l'homéopathie, aussi lesdécrets pleuvent... Dès qu'un patient seprésente, le généraliste doit suivres crupuleusement le protocole administratif qui lui est imposépar les merveilleux décideurs de l'espèce administrative pour des raisons qu'il ne vaut mieux pas soulever. Lemédecin doit suivre la voie hiérarchique, celledictée par l'univers mercantile des affairistes qui, àtravers le relais juridique, a colonisé la Médecine etrandomisé à sa façon la relationmédecin-malade.
Alors, si vous voulez respecter votre corps etréfléchir un peu, prenez-le en charge mais ne luiimposez pas des charges qu'il ne pourra jamais supporter !
Prenez donc vos responsabilités envers vous-même et voshumeurs afin que votre liberté survive et soit transmiseà vos enfants.

Pr Bernard HERZOG

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