LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Les pouvoirs du verbe(intégralité) :Comment la négation de l’autre engendre son agression physique

Publié par Bernard Herzog sur 12 Janvier 2013, 14:32pm

Catégories : #Le Thérapeute

220px-Ptolemy_16century.jpgLes pouvoirs du verbe

Comment la négation de l’autre engendre son agression physique

Les paroles délétères  1

Sous ces mots nous évoquons par exemple le verbe sanglant des faux thérapeutes qui ne veulent ni entendre ni écouter mais qui savent parfaitement bien agresser et blesser.

Avec le verbe on peut faire beaucoup de choses ! Le verbe est le centre d’une phrase. C’est aussi une expression : « Le verbe est ce que je suis ». « Si le verbe est ce que je suis, je ne suis pas ce qu’est le verbe ». On trouve des réflexions de ce type dans les évangiles.

Le verbe selon Émostos : « le verbe fait ce que je suis, mais je ne suis pas ce que dit le verbe ».

Ptolémée contait également : « Verbe est mon expression, et mon expression n’est pas ce qui est exprimé par le verbe ». Que diriez-vous sur cette question d’importance ?

Il y a toujours un décalage entre la formule et ce que nous sommes en profondeur. On n’exprime que la partie la plus superficielle, on demeure en surface.

Le verbe peut être doux à l’oreille et en même temps assassin pour la personne qui le reçoit car elle l’interprète à sa manière.

Le verbe peut être l’expression de la pensée comme il peut être l’expression du coeur. Il peut être aussi l’expression des deux. On peut dire aussi que le verbe est une expression de soi, mais on cherche toujours à le parfaire pour mieux communiquer avec l’autre.

Le verbe n’est pas une expression, c’est l’état de l’expression !

C’est l’état de l’être ! C’est l’état du sujet lui-même !

Selon les circonstances, le verbe dans son expression n’est qu’une émanation furtive et parfois futile,  d’un raisonnement plus ou moins structuré, expliqué.

Il y a dans le verbe, à la fois « une face apparente et une face cachée. » Le verbe fait l’existence alors que l’expression par le verbe n’est qu’une émanation de cette expression. Donc, le verbe n’est qu’une réalité manipulée par un manipulateur.

En araméen, en langue hébraïque que représente le verbe ? Ce sont les premières paroles rapportées dans la Bible, au début de la Genèse, « Au commencement était le verbe… ». Le verbe exprime ce que

les envoyés divins ont fait et dit. En inversant la phrase : « les envoyés ont dit ». Le verbe selon le sens dans lequel on va le prendre, la directive dans lequel on va l’exprimer, ne va représenter qu’une face

de l’expression propre. Elle ne va s’exprimer que par la seule face par laquelle il est entendu. En conséquence, l’expression de ce verbe s’effectuera comme un palindrome exprime cette lecture à

double sens.

Le verbe véhicule des images et des sons. Selon la forme par laquelle le verbe va être exprimé, la déformation sonique des gaz qui en résulte, va répercuter des échos plus ou moins perçus. À ce moment là, cela va s’inscrire dans un registre donné ; on retrouve les notions de « signifiant » et de « signifié » chers aux psychanalystes.

1 Nocives, mettant la vie en danger

 

Le verbe est perçu à travers un codage éducatif, familial, ethnique, clanique. Selon l’entendement que l’on va se donner, selon la manière que l’on va percevoir le choc sonique, selon la manière que l’on va appréhender l’expression, le message perçu peut être totalement différent de ce que l’émetteur a cherché à exprimer, à être. Si je vous offre une friandise, vous pouvez la prendre pour la manger, soit l’accepter différemment ou l’interpréter autrement. Un sujet croit faire plaisir à on interlocuteur qui

comprend différemment. Cela est très important car cela pose le problème de la communication entre les êtres.

L’époque est à la violence. Lors des séminaires de psychanalyse, il y a trente années déjà, Roland Cahen me demandait mon opinion sur le retour collectif à la barbarie. C’est devenu un sujet à thème sans que les véritables racines de cette régression ne soient bien intégrées.

En parallèle, l’abbé Pierre disait à ses amis : « Vous pouvez chercher Dieu partout, vous ne le trouverez nulle part, il est chez l’autre, chez votre voisin, en chacun de vous ! » Certes, mais l’avons nous intégré réellement ? J’en doute fort.

L’ère rationaliste et matérialiste contemporaine est le fruit du reniement sacré, il ne date pas d’hier !

L’origine de cette dérive est précisée avec une grande lucidité par Nicolas Berdiaev (entre 1910 et 1930) dans plusieurs livres : La fin de la Renaissance (Khomiakov), et Le nouveau Moyen-Âge. La Renaissance portait les germes de cette évolution ayant désacralisé l’homme pour avoir renié le domaine divin. L’« ère des lumières » a généré le positivisme, le capitalisme, le socialisme, le nihilisme, le nazisme, le communisme et l’anarchisme.

« L’humanisme a eu sa première manipulation dans la Renaissance, c’était la plus créatrice et la plus somptueuse. »

« La dialectique autodestructrice de l’humanisme s’y déploie : la proclamation de l’homme sans Dieu se dressant contre Dieu, la négation de l’image et de la ressemblance divines dans l’homme conduit à

la négation, à la destruction de l’esprit antique. » N. Berdiaev

Ainsi l’homme est devenu un numéro de matricule et, dans notre société commerciale, un consommateur voire une simple marchandise. Cela a contribué à donner la mort industrialisée à grande échelle, le siècle passé, qu’il s’agisse des pogroms, de la shoah ou des génocides qui se poursuivent

aussi de nos jours. Du côté scientifique, on nous apprend que l’homme est descendant du singe, ce qui constitue un nihilisme scientifique pathogène. Il ne s’agit que d’une extrapolation pseudoscientifique.

L’éjection de la dimension émotionnelle, spirituelle, du sentiment et de l’affectif, bref du cerveau limbique notamment, entraîne en retour du refoulé : le sentimentalisme, l’accentuation de l’agressivité, des violences, des peurs, l’anxiété collective.

Je vais m’efforcer de vous apporter quelques preuves « scientifiques » des conséquences de la négation de l’autre sur le corps humain, ce qui fait suite à mon livre, Les tourments de l’âme –

Maladies du corps. Tous mes ouvrages, depuis 1985, sont plus ou moins consacrés à l’action de la psyché sur le corps.

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L’EAU TRANSPORTE LES MESSAGES : C’EST LE FACTEUR

Notre corps est composé à 60-70 % d’eau selon l’âge, toutes les réactions biochimiques cellulaires ne peuvent se dérouler qu’en phase aqueuse pour assurer notre physiologie, c’est dire l’importance de notre alimentation en eau d’une extrême pureté.

Notre ami, Jacques Benveniste, dès 1988, a prouvé l’existence de la mémoire de l’eau, travaux repris et confirmés par la suite par Mr. Montagnié. Certes, cela n’a pas plu à la communauté scientifique, ou

comme dans le reste de la population, chacun a une opinion sur un domaine qu’il ignore. Les carotages effectués dans les glaces arctiques et antarctiques nous permettent de connaître les climats des siècles, voire des millénaires passés, les cristaux de glace gardant une mémoire des variations climatiques… cela est par contre communément admis.

Il y a plus de quarante ans, Louis-Claude Vincent m’avait appris que les flocons de neige avaient des formes cristallines différentes selon les endroits où ils tombaient. Ces formes géométriques étant,

selon lui, caractéristiques des lieux, des émissions telluriques du sol. C’est au Dr Masaru Emoto (japonais), que revient le mérite d’avoir photographié des cristaux de glace au microscope, en 1993.

Les structures sont superbes si l’eau est pure, s’il s’agit d’une eau de haute montagne. Des structures sont déformées si les eaux ont reçu de l’eau de javel (chlore) ou si elles sont polluées. Les images qu’il a fait paraître dans Les messages cachés de l’eau (Edition Guy Trédaniel) sont très éloquentes 2.

Si on expose de l’eau à des vibrations musicales classiques, par exemple, ou à des chants, les cristaux obtenus sont magnifiques, gracieux, riches en détails. Inversement, si l’eau est exposée à des musiques violentes, stridentes, les cristaux sont déformés, décomposés.

Le pouvoir des mots a également été étudié par Masaru Emoto sous forme d’écrits et de suggestions mentales. Les idées positives donnent des images superbes, et les idées négatives sont destructrices, induisent des formes cristallines déformées, fractionnées.

L’anglais Scheldrake a évoqué l’existence de champs morphogéniques qui conditionnent l’apparition de ces structures cristallines. L’eau a la capacité de reproduire les informations reçues soit par vibrations sonores, soit par émissions de la pensée.

Les bouddhistes et diverses écoles spirituelles en connaissaient l’usage sous formes de mantras ou du chant grégorien.

Emoto relate une expérience effectuée avec deux bols de riz identiques : à l’un, on lui dit « merci », à l’autre, on le qualifie d’« idiot ». Les graines du premier se développent normalement ; dans le second, on observe un pourrissement. On peut donc créer des champs de violence, des champs de destructions, sous forme de fractures, ou inversement, des champs de sérénité et d’amour, des unions harmonieuses et unitaires. Emoto relate aussi une expérience effectuée au lac Biwa, au Japon, où 350 personnes se

sont groupées autour d’un sage de 97 ans, Mr Shioya. Chaque année, ce lac était envahi d’algues putrides. Or, en 1999, le champ collectif de ces personnes centrées autour d’un sage a empêché les algues nauséabondes d’apparaître.

Les méthodes d’action de la pensée sont spécialement développées dans l’île Java et de Bali, notamment dans les écoles de Panca-Silat. Les défenseurs du Kraton, c'est-à-dire de la ville intérieure où vit le sultan, représentant de Dieu sur Terre, dans la mythologie islamique javanaise, ont développé ces méthodes pour pouvoir lutter contre un nombre important d’envahisseurs, afin de protéger leur régime. Ces méthodes sont également pratiquées au Japon. A Java, 400 000 personnes, notamment des haut-gradés de l’armée, s’exercent à ces émissions de la pensée. Une démonstration à notre intention a été spécialement faite à Yogyakarta. Un sujet agressif, spécialement solide vient avec des intentions très agressives et s’élance vers vous. Il reçoit un choc violent en retour, à quelques mètres, car il se heurte à un mur invisible de l’interdit créé précisément par les défenseurs du Kraton. Le choc est très douloureux, chacun peut s’exercer pour en vérifier l’existence. Une fois par an, les adeptes du Panca- Silat se réunissent le long de la plage de Parangritis, la plage sacrée des Javanais, de la région de Yogyakarta. Ils renvoient au large les vagues pour démontrer l’action de la pensée sur la matière. Cette démonstration est unique dans l’année.

 

Mesure des champs énergétiques

Dans notre société matérialiste où tout est raisonné en notions de masse, de poids. La notion d’énergie est difficilement intégrée car elle relève de la physique, une discipline qui semble faire frémir la plupart des sujets.

Cependant la notion des champs d’énergie du corps humain était connue déjà il y a 18 000 ans chez les Hindouistes sous la forme précise des chakras.

Depuis quelques décennies, les scientifiques occidentaux se sont intéressés à ces notions essentiellement Voll, Schmidt et Phlaum. Leurs travaux ont été utilisés pour la recherche spatiale russe afin de vérifier l’état fonctionnel de l’organisme humain. À la suite d’une maladie invalidante d’un cosmonaute, les autorités soviétiques avaient dû suspendre le vol de façon prématurée. Le magnétomètre Squid est capable de détecter des champs bio-magnétiques de très faible amplitude, associés aux activités physiologiques du corps.

La bio-physique a montré que les cellules vivantes émettaient des courantsélectro bio-magnétiques.

Les premières découvertes en sciences fondamentales relèvent des travaux des prix Nobel N.G. Basov, et A.N. Prokhorov, académicien soviétique, ainsi que de N.D. Dévyatkov et S.P. Sitko, professeur de

physique. Ces bio physiciens russes ont redécouvert les notions millénaires de la médecine orientale hindouiste. Des instruments ont été élaborés utilisant les plus récentes technologies, le diagnostic express par ordinateur (AMSAT) permet d’évaluer l’état physiologique d’une personne en quelques minutes, les informations provenant à la fois des méridiens d’acupuncture, des zones réflexe du corps.

Ces bilans permettent d’évaluer non seulement l’état momentané mais de voir l’évolution des situations physiologiques, notamment des fonctions organiques, tissulaires et musculaires.

Un appareil informatisé spécialisé en contrôle d’organes a été élaboré sous le nom de Physioscan.

L’interface fonctionne par l’intermédiaire de collecteurs présents répartis sur un casque, et d’un rayon laser dirigé vers le front. L’appareil n’utilise aucun autre raccordement à la peau du sujet. Ce dispositif

permet de mesurer l’énergie d’un organe avant, et immédiatement après une thérapie, par exemple, utilisation d’un remède homéopathique, de l’acupuncture, etc. Il est basé sur l’analyse spectrale des vortex des champs magnétiques dans les organismes biologiques. C’est un prolongement des travaux de R. Voll qui avait découvert et élaboré en Allemagne un système d’électro contrôle sur les points d’acupuncture du corps humain. Nous n’utiliserons pas cette méthodologie mais l’appareillage modifié par Maarek et Brunschwig, commercialisé aux USA sous le nom de E.I.S. (electro interstitiel scann).

Electrosomatogramme

  

Généralités

A partir de six électrodes, le système mesure la concentration ionique de l’interstitium intercellulaire de l’organisme humain exploré. Il évalue, à l’aide d’algorithmes mathématiques, le pH, la ppO2, la ppCO2 et la réserve bicarbonate au travers de vingt-deux volumes de l’organisme. Les résultats

obtenus sont présentés sous une forme graphique et en images de reconstitution.

Il s’agit d’une méthode électroanalytique (Cf. DEA d’Electrochimie) utilisant l’équation de Cottrell :

I = nFACo

I = Intensité

FACo et π = Constantes

n = Surface de l’électrode

D = La diffusion soit la concentration ionique

En cherchant à calculer la teneur en eau du corps humain, Thomasset (Lyon, 1962) puis Nyboer (USA,

1970) ont démontré qu’un faible courant continu (de 1,5 V) appliqué sur la peau permet d’analyser les liquides extracellulaires (Interstitium et plasma). Ce sont les précurseurs de l’impédancemétrie bioélectrique.

La fonction des zones sur les images de reconstitution est visualisée par une échelle de couleurs utilisée en tomographie à Emission de Positions (TEP) : le bleu pour l’hypofonctionnement ; le jaune, voire le rouge, pour l’hyperfonctionnement. Des logiciels appropriés aux différentes pathologies ont été élaborés à partir de milliers de cas avec étude statistique des moyennes et des écarts-types des diverses populations selon l’âge, le poids, les diagnostics, etc.

La nature très riche des données fournies par le système capteur analyseur est l’objet d’application systématique des nouvelles méthodes de data-scanning.

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2 Extraits du livre de Masaru Emoto « Les messages cachés de l’eau » et « Le pouvoir guérisseur de l’eau » Ed. Guy Trédaniel.

« Les mots possèdent leurs propres et uniques fréquences vibratoires et nous avons déjà vu comment leur énergie influence l’univers. Les paroles qui sortent de votre bouche détiennent un pouvoir qui va influencer le monde entier. On peut aller jusqu’à dire que les mots qui nous enseignent sur la nature sont les véritables mos du Créateur. »

 

NOTIONS SUR L’ELECTROSOMATOGRAMME

Je vous propose, pour illustrer ce thème de pollutions psychologiques, diverses observations suivies par électrosomatogramme. Cet examen objective les ppO2, ppCO2, le PH plasmatique, dans l’aorte mais aussi dans chaque organe, chaque vertèbre, chaque dent. Les renseignements sont essentiels car dynamiques, ils représentent l’état physiologique des organes par l’étude des liquides interstitiels dans lesquels baignent les cellules. L’alcalose traduit l’inflammation, aggravée, l’abcédation par issue du potassium intracellulaire dans les liquides extracellulaires. L’acidose s’aggrave avec l’âge, certains régimes alimentaires et l’impact des agressions psychiques. L’alcalose objectivée sur le cerveau limbique trahit l’hypersensibilité émotionnelle dans laquelle le sujet est obligé de vivre.

A partir de six électrodes, quatre situées au niveau des extrémités des quatre membres, et deux électrodes préfrontales, le système mesure la concentration ionique de l’interstitium intercellulaire de l’organisme. Les résultats obtenus sont présentés sous une forme graphique et des images de reconstitution, utilisant une échelle de couleurs identique à celle des tomographies à émission de positrons (TEP).

Application à l’étude des effets somatiques des stress, des peurs, des traumatismes psychiques, nous présenterons quelques cas  

  

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 RESULTATS CLINIQUES AVEC L’ELECTROSOMATOGRAMME

 

Pour illustrer notre propos, nous étudierons cinq situations conflictuelles assorties d’agressions verbales.

Le premier cas concerne Gérard, un artisan de 53 ans. À la suite d’un contrôle fiscal trop agressif, il a présenté tous les signes d’un repli sur soi : baisse de l’activité visuelle, chute immédiate de la mémoire, de la libido ; la sexualité est en berne. On observe des effets délétères au niveau de la thyroïde, du foie, du pancréas, de la circulation porte, une cascade de complications dont il se serait bien passé. Les artisans sont souvent confrontés aux tracas fiscaux. Dans ce cas particulier, cet homme au tempérament de chef un peu belliqueux, ne peut pas supporter l’agression ni l’injustice.

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Le second cas est celui d’André, un autre artisan en retraite parvenu à 75 ans. Cette fois, c’est un conflit conjugal avec son épouse. Rien de plus banal, me direz-vous. Certes ! Il a été terrorisé par les Allemands durant la dernière guerre : « Ils tiraient en l’air pour m’effrayer !». Il a aussi dans son passé une mère hystéro-paranoïaque, grave, autoritaire, méchante, c’est dire que son terrain hépatique est mauvais. Les digestions sont difficiles, on note un début de surdité, des problèmes thyroïdiens,…

le conflit avec son épouse perturbe son émotivité. On observe une acidose intestinale, et une baisse importante du fonctionnement hépatique

 

3 Vous pourrez en trouver d’autres dans « Les dérives de la médecine » p. 274-292 – Éd. Trédaniel 2008

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La troisième observation concerne Ika, une gérante de société de 46 ans. Elle vient consulter pour une asthénie, de la fatigue. En fait, elle vit un conflit important avec son mari, « un râleur professionnel aux sentiments bloqués ». C’est un homme infantile qui laisse leurs cinq enfants, faire ce qu’ils veulent. Le bilan montre un PH plasmatique acide à 7,28 et un stress oxydatif à 51 %. Le conflit avec le mari thyroïdien très négatif se poursuit en voiture par des agressions verbales durant des heures.

Cela affecte aussi leur fils aîné infantile et inféodé à sa mère. Lui aussi est violent et irrespectueux.

Grâce à un sérieux régime alimentaire complété par des nutriments, elle se sent mieux, il y une amélioration très importante du test, le PH plasmatique remonte à 7,37, mais les ennuis digestifs persistent.

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La quatrième observation concerne Soizic, une gestionnaire de 45 ans. Elle est en conflit avec sa mère qui est sans travail et « s’occupe » verbalement, d’une façon qui altère la santé de Soizic. Elle présente une somatisation thyroïdienne sous forme de nodules, car elle ne peut pas toujours répondre

aux agressions verbales. Elle est « écorchée vive », l’hypophyse fonctionne à – 51 %, l’immunité est basse : - 47 %, et malgré les compléments de Lévothyrox (hormone thyroïdienne), la thyroïde reste à – 23 %. Il faut dire qu’en plus des agressions maternelles, elle est constamment agressée au travail ; il y a cumul d’agressions, chez elle.

La cinquième observation concerne Christiane, une femme de 76 ans, qui a tenu durant 47 ans un salon de coiffure. On a découvert il y a un an, un cancer du sein, un squirrhe fort peu agressif, alors qu’elle avait déjà été opérée cinq ans auparavant d’une tumeur du sein opposé. Elle est violemment agressée par son oncologue, car elle refuse l’Arimidex, et le Tamoxifène, pour avoir observé chez des amies porteuses des mêmes ennuis mammaires, des effets secondaires toxiques qu’elle a retrouvés

sur les notices pharmaceutiques. Cela a généré une vive angoisse, lorsque son oncologue a voulu, les lui imposer d’une façon autoritaire. L’indication était discutable, compte tenu d’une très faible évolutivité de la tumeur à son âge, et l’absence de certitude d’une action positive de ces produits

pharmaceutiques, dont on peut soupçonner, à contrario, un effet mutagène.

Dans toutes ces observations, on observe une baisse importante de l’activité auditive et visuelle, une acidité générale et intestinale importante et cliniquement des « cuirasses musculaires », sous forme de contractures des trapèzes, des scalènes, qui font le lit d’une arthrose cervico-dorsale. La réactivité des sujets déjà persécutés dans leur vie passée, s’exacerbe d’autant plus facilement que les agressions précédentes, ont entraîné des décharges itératives d’adrénaline, une acidification plasmatique générale, hépatique et intestinale. Certes, le sujet fait le « gros dos », comme s’il allait subir des coups, reprenant des attitudes de défense infanto-juvéniles, face aux agressions éventuelles. On ferme les écoutilles, on se bouche les oreilles et les yeux, et on attend que cela se passe. Malheureusement, les ordres donnés aux organes ne s’effacent pas aussi aisément, ils se traduisent par des variations des constantes biologiques qui sont lentes à régresser, voire définitives.

L’importance du stress émotionnel s’objective sur l’activation de l’amygdale limbique : la mise en alerte du cerveau émotionnel primaire (archéo-cerebellum). La fermeture des ouïes est habituellement observée et dénoncée dans les conflits conjugaux : les vaudevilles l’ont évoquée sur un mode humoristique. Les « nouures » d’estomac et des voies biliaires communément relatées dans le langage populaire, sont numérisables par l’Electro Interstitiel Scann (EIS). Les courbes de normalité ont été établies à partir de dizaines de milliers de patients (Chinois, Coréens, Russes,…) par une méthode statistique qui tient compte de l’âge, du poids, du groupe sanguin, etc. Les évaluations statistiques sont encore fonction de diverses situations pathologiques (cirrhose, cancer, etc.). Le logiciel a été élaboré dans cet esprit.

Il est très plausible de prévoir un développement important de cette méthodologie par adjonction de prise de données supplémentaires (par exemple : passer de 6 à 12 électrodes). La méthode est promise à un grand avenir, malgré les difficultés considérables rencontrées pour l’analyse statistique de données supplémentaires.

En conclusion, il est possible, désormais, de suivre l’impact des pollutions psychologiques sur le sujet.

L’utilisation de l’électrosomatogramme en neurophysiologie, en psychopathologie, s’avère très utile pour étayer les diagnostics, corriger les désordres métaboliques et surveiller l’évolution biologique et clinique. C’est donc un progrès capital pour les psychologues, psychothérapeutes,

car le lien psychosomatique s’objective ainsi dans les mesures électrochimiques. Ce n’est plus une billevesée mais une réalité scientifique incontournable. Elle fera plaisir aux littéraires qui n’en ont jamais douté.

« Je connais un homme qui a prouvé le pouvoir et les bienfaits des mots au moyen de son propre corps. Nobuo Shioya est un homme dont je suis fier de dire qu’il est mon maître »

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LA PROTEINE ET LES POLLUTIONS PSYCHOLOGIQUES

Le verbe a une certaine puissance, à peu près inconnue jusqu’à présent dans le monde occidental alors que les chinois, dans l’antiquité, savaient déjà que le verbe peut être plus dangereux que des balles. Le verbe a la possibilité de déstructurer, de lacérer les émissions protéiniques de notre univers bactériel.

Qu’est-ce que le verbe ? C’est l’évocation d’une image transposée. Lorsqu’un sujet dit : « je t’aime », c’est un mot très fort, évocateur d’une image forte. Dans le mot « je t’aime », il y a une image d’accouplement, elle est d’une puissance très importante, comporte un potentiel de renouvellement. Le verbe a cette faculté de transporter une image, laquelle vient inonder la psyché.

Cette image va induire une stabilité, un bonheur, une création au niveau des émissions ou inversement induire un ralentissement au niveau des gènes. Les chromosomes vont se nourrir en grande partie de

l’apport énergétique résultant de « l’ingestion » du verbe, donc de la psychologie. C’est là un point central fondamental qui différencie l’homme du monde animal. L’homme va effectivement se mettre dans les conditions affectives et physiologiques suite aux verbes reçus. Il va se mettre en résonance tout simplement par rapport non seulement à la mémoire ancestrale, mais également par rapport à sa propre mémoire, à celle de sa besace.

4 Extraits du livre de Masaru Emoto « Les messages cachés de l’eau » et « Le pouvoir guérisseur de l’eau » Éd. Guy Trédaniel

 

Chez certains animaux, avec certes, une bien moins grande intensité, on peut constater qu’ils deviennent peureux, anxieux lors des agressions. Certains bavent, d’autres ont des insomnies, sont agités, mais c’est la mémoire présente, d’un passé immédiat destructeur. Même si on trouve à la société protectrice des animaux des chiens traumatisés à vie, on peut appeler cela une mémoire présente, une mémoire cellulaire, bref une mémoire cérébrale acquise. Cela n’a rien à voir avec la mémoire de la besace qui est transmise chez l’homme. Si l’on bat un chien, il va s’en souvenir indéfiniment et par réaction, il peut devenir agressif et mordre.

L’animal ne se conduit qu’au verbe et au toucher. Aucun d’entre nous n’apprécierait de recevoir en permanence, à chaque instant, des coups de bâton. Si on a reçu à plusieurs reprises des coups, à la moindre occasion, on pourra rendre la pareille à l’agresseur, ce sera une réaction de défense normale.

La mémoire présente est celle des réflexes acquis, elle ne se transmet pas à d’autres sujets. Lorsqu’on parle de la besace, c’est de l’histoire personnelle du sujet, qu’il s’agit de l’ensemble de ses vies antérieures, dont on a une souvenance acquise, bien qu’elle ne soit pas clairement présente à la

conscience en permanence, on la retrouve seulement dans des occasions particulières : c’est ce que l’on décrivait sous le terme héritabilité en biologie lors de mes études en Sciences.

Le libraire suicidaire

Monsieur Van de Kamp figure parmi mes premiers patients en psychanalyse. Il était venu au début du mois de juillet me consulter à la faculté dans le bureau que j’occupais alors, me narrer cinq accidents de voiture, auxquels il avait échappé sans blessures, alors que les véhicules étaient hors d’usage.

Je lui avais conseillé de revenir en septembre, et de profiter de ses vacances pour se rendre auprès de sa mère à Rouen, ce qui était d’ailleurs son projet initial. J’insistais sur le fait de la questionner sur sa conception, sur son vécu de la grossesse. Était-il un enfant désiré ou non ? Avait-il été allaité ou non ?

etc. Ce sont les notions fondamentales habituelles sur lesquelles je me renseigne. J’utilisais à l’époque le divan analytique pour en avoir moi-même bénéficié Au retour de vacances Mr. Van de Kamp devait

me conter la visite effectuée auprès de sa mère. À trois reprises, il devait effectuer un lapsus magistral « À trois semaines de l’avortement » au lieu de « l’accouchement ». Lui ayant fait remarquer son lapsus, en l’invitant à reprendre la position verticale, il devait refuser violemment le terme « d’avortement », car il venait de comprendre qu’il n’avait pas été désiré et que les projets d’avortement avaient bien existés, qu’il mettait, inconsciemment à exécution à la cinquantaine, sous forme d’accidents de voitures répétés.

Cet épisode fut le début d’une longue route qui s’est avérée très positive, puisqu’un quart de siècle après ces événements, il vit toujours. Au troisième entretien, il devait revenir tout guilleret me confier qu’il avait échappé cette fois à un sixième accident ! Après notre rencontre, il avait de nouveau subi l’impulsion destructrice bien engrammée dans son inconscient, comme l’est un logiciel d’un ordinateur. Certes, sa DS était détruite, mais il avait enfin compris les raisons de cette série mystérieuse « mais pourquoi m’étais-je engagé à contresens sur l’autoroute ? », devait-il s’exclamer.

Cette observation montre qu’il y a un transfert, pourrait-on dire des pensées parentales, maternelles, à l’embryon au cours de la vie intra utérine.

Pour avoir utilisé pendant près de trente ans la méthodologie Tomatis, de musicothérapie avec régression (sous forme de retours soniques musicaux), puis la série d’accouchements soniques, j’ai pu observer à plusieurs reprises, que lors de ces séances de programmation inversée (accouchements soniques) certaines personnes avaient gardé en mémoire ce qui s’était passé en salle obstétricale.

Certains devaient me rapporter les propos des accoucheurs, décrire ce qui se passait dans la salle avec un luxe de détails qui font toujours douter les sceptiques. La vérification critique des ces faits m’a obligé à constater leur réalité. Ce qui peut signifier que l’esprit qui s’incarne est déjà parfaitement éveillé au cours de la vie intra utérine, et de la phase de l’accouchement.

 

La porte de la mémoire ancestrale

Mais comment peut-on vérifier en psychanalyse le transfert des mémoires ancestrales ? Permettez moi de vous conter l’histoire de cette infirmière supérieure qui venait me confier son vécu onirique et affectif, il y a déjà près de trente ans. Grande, solide, bien décidée, autoritaire et fort compétente dans sa profession, elle n’avait pu fonder de foyer. Elle avait été programmée par ses parents comme bâton de vieillesse, ce que son champ de conscience ignorait à l’époque. Parmi ses rêves récurrents il y avait l’histoire d’une porte dont la partie supérieure était en demi cercle.Elle la décrivait avec un grand luxe de détails : de vieux clous, des moulures, des coloris, semblable à une peau usée par le temps et les intempéries. Ce rêve venait de sa tendre enfance. Parvenue à la trentaine, cette image lui posait problème, j’avoue à moi également puisque j’étais incapable d’interpréter correctement de cette image onirique récurrente.

Une certaine année, au retour de vacances, elle devait me conter avoir vu de ses yeux, cette porte, située à la Rochelle, dans un ancien quartier de la ville !

« Qu’y avait-il derrière cette porte, lui demandais-je ?

– J’étais accompagnée de ma mère et elle reconnaissait cette porte ». À l’âge de seize, dix sept ans, ses parents l’avaient introduite précisément derrière cette porte qui donnait sur un atelier de couture.

Sa mère était née aux fers (forceps) ce qui avait occasionné une hémiplégie dont elle gardait une infirmité importante, précisément du côté droit. Les grands-parents, inquiets pour l’avenir de leur fille et très désireux de lui trouver un travail, donc un métier, l’avaient introduite dans cet atelier de couture, espérant qu’elle pourrait s’y insérer et ainsi s’inclure dans la vie sociale. Malheureusement, la scène s’était déroulée derrière cette porte, elle fut récusée car inapte à suivre les cadences imposées par les compétitions habituelles dans cette profession, qui à vrai dire gagne de moins en moins dans notre société, puisque les couturières disparaissent progressivement. Ce rejet vécu comme une petite mort, symbolisé par l’image de cette porte, était profondément engrammé dans l’inconscient de la jeune femme, il avait été transféré dans celui de sa fille, conçue comme une assurance vie et dont la mission fondamentale avait été d’être une assurance vieillesse pour sa maman. C’est cela que signifiait cette porte toujours fermée dans les rêves de cette infirmière.

 

Capturer7.JPGUne énigme à résoudre :

Jeanine a 55 ans. Elle fréquente depuis plusieurs années le Centre Antidouleur d’un CHU. Cinq ans sous antidépresseurs, injections d’oxygène et diverses thérapeutiques toutes aussi inappropriées pour traiter les douleurs dont elle se plaint, car tout va en pire !

Elle a dessiné un schéma pour désigner les zones douloureuses : au niveau de la tempe, du bras gauche, de la jambe gauche, de l’hémicrâne gauche, etc., et du foie.

Ses algies ont été étiquetées d’« origine vasculaire » par les médecins. Elles s’accompagnent d’une impression de déprime, de fatigue. Il suffit de l’interroger pour avoir des indications psychosomatiques essentielles.

L’étude de ses antécédents révèle une appendicite à l’âge de onze ans, ce qui laisse supposer une mère autoritaire et agressive, fait qu’elle confirme. C’est pourquoi la sphère digestive est vécue de façon négative, ce qui explique ses allergies, ses ballonnements, ses difficultés à assimiler, à digérer, certes, les événements négatifs de sa vie puisqu’elle a été abusée dès l’âge 4 à 8 ans, ce qui a entraîné la fermeture de ses ouvertures sur le monde (les yeux, les oreilles) et la structuration d’une cuirasse musculaire dorsale sévère.

Ces éléments sont aisément mis en évidence par l’électrosomatogramme qui objective la baisse d’activité au niveau des oreilles, des yeux ; l’arthrose cervicale sévère, avec toutes les complications neurologiques et neuromusculaires que l’on observe cliniquement (muscles contracturés, bosse de bison, etc.).

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Lepsycho-hearing-test nous confirme la régression de l’activité auditive sur les deux côtés en y ajoutant une notion de courbe plate, ce qui évoque l’usage des drogues, dans le cas particulier, de prescriptions médicales pharmaceutiques réitérées.

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La latéralisation gauche très nette s’explique par un conflit non résolu mais très important avec la mère de cette personne, vécue comme négative (tavaux de Winnicott) 5

Le déficit thyroïdien signifie qu’elle a été victime d’irrespect, d’agressions répétées.

Les amygdales sont dans le rouge : le cerveau émotionnel est surchargé, elle est « écorchée » vive, donc hypersensible.

La méconnaissance des apports prodigieux de la psychanalyse et des domaines de la psychologie, constitue en général un handicap, une infirmité majeure du monde médical,. Avec quelques compléments nutritionnels, la situation devait rapidement s’améliorer. Son souhait était d’échapper au centre anti douleur où elle se confrontait à un mur d’incompréhension insurmontable. L’aider à parler, à se confier, devait lui permettre une certaine amélioration.

Au cours des dialogues que nous avons eu au cours de deux décades d’exercice de psychothérapie ou de psychanalyse, lorsqu’un rêve fait resurgir un signifiant que le sujet semble ignorer, on voit se réveiller des mémoires profondes. C’est tout à fait ahurissant et cela relance de nouvelles interrogations philosophiques. Il y a donc toujours une mutation qui va s’effectuer et se créer au niveau de l’enrichissement. On peut appeler cela une moelle si riche qu’elle est un véritable lait, c’està-

dire que la protéine constitue très précisément cette substance riche, cette moelle dans laquelle le moindre changement de composition va apporter une mutation.

La somme de ces mémoires ancestrales, qu’on peut appeler « la besace », et des mémoires présentes, c’est-à-dire du vécu présent, même si c’est un peu défraîchi, passé, d’une ou deux décennies, cela va générer une substance d’effluves qui aura la particularité soit de générer des somatisations, soit des scarifications plus ou moins importantes. En effet, ces scarifications sont inscrites sur le génome car tout s’y inscrit en permanence. Dans la masse des chromosomes, les allèles qui arrivent au pouvoir – par exemple, DR1, 2, 3, 4, … 12, 13, etc., vont apparaître lors des conflits auto-immuns–, on sait que dans la pelote du fil d’ADN, ils ont émergé et sont parvenus au commandement, ce sont des gènes agressifs. Mais ce commandement peut changer non seulement dans les DR mais aussi dans les autres allèles.

Les problèmes somatiques peuvent apparaître tout simplement par la suggestion du verbe, par la suggestion de la mémoire. Vous avez tous vu à la télévision ces mères en révolte, furieuses contre les agresseurs d’un fils aimé, contre l’environnement humain devenu détestable, raciste, fasciste, voire barbare. Elles s’efforcent dans leur révolte de retrouver par amour les raisons de ces faits. Les unes comme les autres ont eu un vécu présent très douloureux et cela va marquer les générations qui vont suivre, comme le propre développement de l’individu. Lorsque cette maman aura le besoin de revenir dans un monde conceptuel, sa besace va porter cette marque indélibile. Imaginez donc les méfaits occasionnés pour les générations futures par les innombrables viols lors des conflits ethniques dans l’ex Yougoslavie par les serbes ou par les génocides (Arménie, Congo, Darfour, etc.).

Chacun d’entre nous, parvenu au stade de grands-parents, réfléchit sur le sillage de sa vie, sur son parcours, notamment l’éducation de ses enfants qu’il a pu, par maladresse, heurter, déstructurer, faire entrer en mémoire des peurs, donc des rejets. En contant ses propres combats, en leur faisant partager nos épreuves, incidemment, on a tous eu l’occasion de les marquer sans nous en rendre compte.

L’impact psychologique des enseignants est capital sur les élèves car leurs récits comportent des charges émotionnelles.

L’art de conter, c’est la grâce de permettre à chacun de recevoir une image sans heurts avec le plaisir de la vie. Or, que faisons-nous ? On apprend par l’expérience de sa propre démarche ses erreurs, ses imperfections. Ce n’est pas pour autant qu’on dit se culpabiliser, se dire « c’est moi, c’est ma faute, ma très grande faute ». Cela s’est passé selon l’événement donné, mais cela nous amène à penser qu’il faut toujours prendre grande précaution dans l’art de conter. Parce que ce que l’on exprime n’est pas intégré de la même façon que l’on pense. Celui qui reçoit code différemment et notre verbe peut constituer, pour lui, une pollution réelle. C’est pourquoi les Balinais ne prononcent jamais de paroles négatives sur autrui, mais arborent un sourire, gage d’une confiance éclairée.

Le verbe de l’homme est un ensemble de résonances, comme la musicalité, il apporte une mémoire.

Lorsqu’on passe auprès d’un lieu où le bruit du tambour est arrondissant ou si une trompette imprime à nos oreilles une trop grande vibration, on a l’impression de ressentir une résonance qui ébranle la carcasse, elle nous remue jusqu’aux tripes. On a l’impression aussi de se faire désagréger. C’est vrai que le son agit ! C’est bien pourquoi, personnellement, ayant été dans l’enfance traumatisé au niveau de mes oreilles (otites à répétition) en évoquant l’atmosphère sonore des dancings, je les appelais les « beuglants », parce que l’excès de sons peut provoquer des ruptures6. Les spécialistes de l’oreille le dénoncent sans cesse et mesurent les régressions des aptitudes physiologiques en audiométrie. Sous prétexte de faire du bien, de libérer voire sous un autre argument commercial fallacieux, on va s’autoriser à créer une pollution sonore. Elle peut faire apparaître à l’endroit le plus fragile du corps une certaine faiblesse. Si on a vécu un grave traumatisme osseux, par exemple, cela peut faire réapparaître un souvenir désagréable, une dorsalgie, des céphalées. La fragilisation du corps, par exemple après un accident de moto, va ressurgir, une cicatrice peut se rouvrir avec une musicalité adéquate.

Un petit événement va pouvoir s’inscrire dans la masse protéinique, notamment par le verbe, le chant ou la danse. Inversement, par la danse, le chant, on peut se mettre en harmonie, se créer un bien-être.

Inversement, la colère, l’irritation vont créer une pollution. La peur, le désespoir vont engendrer aussi des choses plus ou moins désagréables. On fait partager son irritation à ses enfants, mais songe-t-on aux répercutions différentes dans la psyché des petits ?

On pourrait dire que le verbe est le moteur de la vie, le verbe peut allonger la vie comme il peut la détruire. J’ai évoqué déjà cette situation dans un livre consacré aux somatisations7 lorsqu’une institutrice, malmenée par un inspecteur pervers et sadique a vu apparaître une foule de somatisations au cours de l’année suivante, elle avait beaucoup de mal à rétablir un équilibre somatique.

Si un médecin a peur, vit dans l’anxiété, il va transmettre à autrui son état intérieur car le verbe est le moteur de la vie. Ne parlons pas de projections psychologiques : c’est-à-dire attribuer à autrui ses propres peurs, ses propres vicissitudes comportementales !

Il y a des paroles assassines. Dans beaucoup de castes, le verbe était compris et représenté comme un glaive qu’on porte sur soi.

Le verbe comporte des vibrations, donc des longueurs d’ondes. Lorsqu’on dit à quelqu’un : « Je vais te raccourcir » au lieu de lui dire « Je t’aime », la fréquence n’est pas la même, donc la perception n’est pas identique. Le verbe comprend donc la tonalité, il emporte avec lui une sensibilité, un plus de vie ou de mort.

On comprend donc, en s’intéressant au lait protéinique de nos cellules, combien les somatisations résultent d’une impression, d’une véritable inscription biochimique et biophysique que l’électrosomatogramme peut indirectement mettre en évidence par les perturbations des milieux interstitiels dans lesquels baignent nos cellules.

C’est dire l’importance que représente cet apport pour les psychologues et tous les spécialistes de la relation.

Noëlle a découvert une « boule » dans son sein. Son généraliste l’a adressée à un chirurgien. Nous avons, dans la relation médecin-malade, au plus haut degré, l’impact du verbe ; chose ignorée en général et surtout pas enseignée dans les Facultés, encore moins dans les hôpitaux où les protocoles ont fleuri avec l’avènement de la médecine industrialisée.

Voyons donc comment Noëlle a appris son diagnostic de cancer du sein :

« […] On lui a dit que ce n’était pas bien grave, qu’il lui suffisait de rentrer à la clinique et qu’il y en aurait pour trois ou quatre jours tout au plus pour l’en débarrasser.

“Sans aucun diagnostic, sans aucun dialogue, sans jamais être prévenue, je me suis retrouvée opérée et amputée de mon sein ! Lorsque je me suis réveillée du choc opératoire, le lendemain, le chirurgien m’apprenait que c’était un cancer. Il m’assommait !

Le deuxième choc fut qu’il m’apprit que déjà la chimiothérapie était commencée, il fallait que j’accepte tout et je n’avais pas la force de résister. J’étais abasourdie !” »8

Annoncer un diagnostic de cancer sans aucune précaution est vécu comme une agression mortelle.

« Telles sont les façons de procéder dans notre société qui porte au frontispice la liberté comme une fonction essentielle. A-t-on la liberté lorsqu’il n’y a pas de choix, ni repos, aucune paix donc aucun respect de l’autre ? »

 

7 B. HERZOG, Les tourments de l’âme – Maladies du corps, Ed Trédaniel, Paris, 2005.

8 Bernard Herzog, De nouvelles pistes pour guérir le cancer, Editions du CRAM Inc., Canada, 1999

6 Cela peut entraîner des crises d’épilepsie…

 

5 L’enfant et la famille – 1957 – La consultations thérapeutique et l’enfant 1971, etc.

 

Les effets négatifs résiduels des conflits militaires.

 

Les conflits armés entraînent les troubles psychiques très importants chez les militaires. Six mois après leur retour aux USA, 20 % de militaires d’active et plus du double chez les réservistes américains, ont

eu besoin de traitements psychiques, voire psychiatriques. Les services médicaux de l’armée américaine ont sous estimé d’une façon considérable, le poids des problèmes psychologiques des soldats, de retour d’Irak. Tel est l’avis du Pr Charles Milliken et des médecins Jennifer Auchterlonie et

Charles Hoge. Leur article (14 novembre 2007 Journal of the American Medical Association), consacré à la santé mentale des anciens combattants sur 88 235 soldats dont 64 % d’active et 36 % de réservistes, est caractéristique. Bien que ces chiffres soient discutables et vraisemblablement très en dessous de la réalité, ils montrent que le stress post traumatique est de 12 % environ chez les gens d’active et de 25 % chez les réservistes, mais 62 % de ces derniers présentent au moins un symptôme dépressif. L’étude montre aussi que l’alcoolisme effectue des ravages importants, prise de drogues, pertes d’emploi, divorces, perte des repères sur 24 millions de vétérans aux Etats-Unis, 500 000 sont aujourd’hui sans domicile fixe. Il y a parmi eux une proportion notoire de femmes, 40 % d’entre elles disent avoir été victimes d’agressions sexuelles durant leur service en Irak. Les constatations négatives sur les soldats rentrés d’Irak sont plus graves que celles observées sur les soldats de retour du Vietnam pour lesquels cependant, on avait déjà noté une déchéance psychique considérable. Le coût sanitaire de cette expédition en Irak excèdera à long terme le prix de la guerre elle-même. La chaîne CBS a diffusé une enquête où il est rapporté que 6 250 anciens militaires se sont suicidés en 2005, ce taux de suicide est de 2.3 fois plus important que la moyenne américaine. Dans la tranche d’âge de 20 à 24 ans, des soldats de retour d’Afghanistan et d’Irak, il est de 3,6 fois supérieur à la moyenne. La fragilité émotionnelle de l’être humain est une constante comme la gravitation terrestre et bien fous sont ceux qui se prennent pour des robots d’acier et s’en vont la fleur au fusil,s’efforcer de détruire d’autres personnes semblables à eux-mêmes, le choc en retour ne manque pas de s’inscrire dans leur matière molle, frêle et douloureuse. On peut associer à ces chiffres les désastres psychiques occasionnés sur les familles, parents, épouses et sur la descendance. Les fruits amers des conflits guerriers s’observent, dit-on, sur sept générations.

 

LE ROLE POSITIF DE LA PENSEE

Pour l’évoquer, voici la lettre que mon ami, le Docteur Cyrille Kaszuk, un écrivain médecin en retraite, m’a adressée le 20 septembre 2006 : « Le 15 décembre 2005, Christophe Wentzel m’apporta les trios beaux biftecks qu’il venait d’acheter à la boucherie du “Leclerc”.

Après avoir été chef-pilote à Swissair, Christophe Wentzel avait suivi,pendant 900 heures, des cours à l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne à Paris, après quoi il était allé se perfectionner aux USA.

Là, une psychologue de l’Université du Texas lui avait recommandé un chamane apache formé au Mexique selon la tradition aztèque. Avant que la Sainte Inquisition ne leur apporte la Vraie Foi, les aztèques n’avaient été nullement des sauvages, mais des gens militairement moins efficaces que les espagnols, ce qui pardonne rarement.

Christophe avait passé cinq semaines chez ce chamane et y était retourné deux fois par la suite.

Actuellement, et sans jamais leur demander d’interrompre leur traitement médical, il traite des cancéreux par hypnose. Il le fait à leur domicile ou bien chez moi car, pour quelque raison que j’ignore, il pense que “cela marche mieux en ma présence”.

J’ai constaté, chez ses patients, quelques rémissions impressionnantes qui font que je prends sa méthode au sérieux.

Ce 15 décembre donc, il disposa ses biftecks sur trois assiettes qu’il marqua d’une étiquette :

“Christophe”, “Cyrille” et “témoin”.

Pour ne pas risquer d’empuantir toute ma maison avec une odeur de pourriture, nous décidâmes de pratiquer notre expérience dans une pièce fermée du deuxième étage, chauffée par un radiateur identique à ceux de toutes les autres pièces de la maison.

Sans le toucher, il engloba “son” bifteck de ses deux mains, se concentra et pendant vingt minutes « voulut » de toutes ses forces qu’il se momifie, comme Ramsès II. J’en fis autant avec le mien mais je souhaitais qu’il se pétrifie, qu’il se change en pierre.

Le « témoin » resta sans soins mais sur la même table que les autres.

Le lendemain, nous recommençâmes mais pendant dix minutes au lieu de vingt, ainsi que pendant les cinq jours suivants.

Et c’est tout.

Jamais pendant les mois qui suivirent, la moindre odeur de pourri ne se manifesta dans cette pièce tiède et bien close.

Lorsqu’on prenait à deux mains l’assiette de Christophe et qu’on faisait sauter en l’air son bifteck, il faisait, en retombant, “touc, touc, touc…” comme une vieille semelle ou (sans doute) comme Ramsès II dans son état actuel. Le mien faisait “ding, ding, ding…” comme un caillou. Une dame de Vintimille, témoin de la chose, n’osa plus me serrer la main de peur, dit-elle, qu’elle ne se pétrifie. Le bifteck témoin se bornait à faire “toc, toc, toc…”

Christophe pensait que, trop près des autres, il avait été contaminé par nos “radiations”.

Et cela continua ainsi pendant huit mois et demi, à la grande stupéfaction de tous mes visiteurs.

Alors, j’ai dû refaire les façades de ma maison. Elle était recouverte de vigne vierge et de lierre, ce qui est très beau mais catastrophique pour le crépi, les gouttières et la toiture que se trouvait soulevée.

Cette végétation donnait asile à tout un monde vivant en symbiose ou en équilibre hostile, comme lesnsectes et les araignées. Son arrachage me valut une invasion de souris qui ne trouvèrent chez moi

rien à manger… sauf les biftecks.

Le bifteck témoin, vieux de huit mois et demi fut entièrement dévoré.

Un tiers seulement de celui de Christophe y passa.

Le mien resta intact : la pierre, c’est trop dur, même pour les dents de rongeur.

Une chose est de savoir que de telles choses existent, et une autre d’en être le témoin.

La volonté humaine peut donc, sans aucun contact physique, influencer l’activité microbienne et enzymatique.

La guérison par la prière semble donc possible.

Je crois que c’est Aldous Huxley qui remarquait : “Il est probable qu’on puisse faire mourir quelqu’un par magie, mais il faut être un très bon magicien pour cela ; par contre, n’importe quel imbécile peut tuer à l’aide d’un sabre. Or, il est bien plus facile de rassembler un million d’imbéciles armés de sabres que seulement trois bons magiciens. C’est pourquoi les chefs d’états investissent dans les sabres.” »

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