LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Les Lois Majeures d'Interaction Entre Individu et Masse

Publié par Bernard Herzog sur 8 Juin 2011, 09:31am

Catégories : #Sociologie

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1. L’INDIVIDU RECHERCHE TOUJOURS SA NOURRITURE ET LA SÉCURITÉ DANS UN ENSEMBLE SOCIAL

Nous pouvons constater que tous les êtres humains sont apeurés et craintifs dès qu'ils quittent la masse dans laquelle ils ont vécu, dans laquelle ils ont, dirons-nous, nagé jusque-là comme un poisson dans son milieu naturel.

L'homme en général, à part quelques exceptions qui confirment la règle, l'individu craint de rester isolé. Par conséquent, il va toujours se retrouver dans un ensemble avec ce désir profondément ancré en lui-même, de vivre en masse. Il pense trouver une plus grande sécurité au sein de l'ensemble.

C'est pourquoi il vit dans des agglomérations et va souvent se reposer en s'agglutinant le plus possible avec les uns et les autres, au cours des périodes estivales par exemple, parce qu'il y trouve à la fois un certain plaisir, du réconfort et un certain sentiment de sécurité.

De toute façon l'homme ne reste jamais seul car il a peur du vide. Certains ont une peur panique de la solitude. Certes il existe des solitaires, des ermites, et quelques aventuriers mais ce sont toujours des cas assez rares.

Dès qu'il y a cette notion de masse, un climat de confiance et de sécurité s'établit, du moins l’homme le présuppose-t-il. Cela lui permet un échange mais également lui rend un commerce plus aisé de quelque manière dont on prend cette notion d'échange et de troc.

On observe parfois, l'affrontement de ces masses, au cours de conflits guerriers, économiques ou sociaux. On retrouve toujours, dans ces cas, la notion de masse.

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2. L’HOMME RAISONNE TOUJOURS EN NOTION DE MASSE AUSSI BIEN EN CHIMIE, EN PHYSIQUE QU’EN ÉCONOMIE OU EN DÉMOGRAPHIE, ETC.

Il est aisé de constater qu'on raisonne en notion de masse dans tous les domaines qu'il s'agisse de la démographie, on parle de masse de naissances, de masse de morts, de nombre de malades, de pourcentage de biens portants.

L'être humain ne peut pas s'empêcher de raisonner en poids, en quantité, pourquoi ? Parce que d'autres notions interviennent, les notions de coût, de productivité, de rentabilité donc nos règles de vie se partagent et se départagent par rapport à ces notions fondamentales d’ensembles.

Les scientifiques nous enseignent que nous sommes structurés à partir de masses : une masse d'eau, une masse de chair, une masse d'oligo-éléments, de vitamines …de masses- moléculaires.... Prenons la formule de l'eau, H2O. Il faut bien deux hydrogènes et un atome d'oxygène pour la constituer.

Ce dipôle ne reste jamais seul, en fait, il attire d'autres molécules d'eau qui s'agencent sous forme de grappes en fonction des conditions du milieu et là également nous retrouvons ces groupements, cette notion d’ensemble ce qui va induire toute une forme non seulement de réactions contraires mais aussi opposées.

Vous savez comme moi qu'il y a toute une série de règlements qui ne vont s'appliquer qu'à des masses. Cette façon de penser et de raisonner va se répandre aussi bien sur les notions religieuses, philosophiques ou autres, la thermodynamique par exemple. Tous les raisonnements humains notamment scientifiques emboîtent ces chemins. On évalue ce que l'on voit, on pèse, on mesure, l’homme éprouve beaucoup plus de difficultés pour évaluer les notions de champs, de forces, bref ce qui ne se voit pas et qui peut être d'une importance capitale, mais il y parvient également et nous avons forgé de concepts des unités des lois physiques précises concernant toutes les notions pour les quantifier.

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3. LA MASSE IGNORE L’INDIVIDU, L’ÉCRASE : IL EN RÉSULTE DES DÉSASTRES HUMANITAIRES

L’histoire récente des dernières décennies nous montre comment l’emploi de cette notion de masse fût appliqué d'une telle façon qu'il en résulta un désastre humanitaire sans précédent.

Je précise que cette idée fût développée et appliquée par les nazis mais aussi par ceux que l'on a appelé « les communistes ». C'est la raison profonde de l'Archipel du Goulag où tout était pensé en masse et non plus ramené à l'individu d'où son cri d'alarme et de révolte car dans ces systèmes, l'individu était totalement broyé, il devenait inexistant ! Nous avons affaire à des systèmes concentrationnaires, de véritables rouleaux compresseurs de l'être humain dont malheureusement les racines sont encore très présentes en chacun de nous. Vous avez constaté historiquement comme moi-même que ces deux systèmes extrémistes se sont écroulés, l'un très rapidement mais non sans mal et l'autre après soixante dix années environ : le temps l'a tué.

Il n'a pas résisté aux effets perfides des pulsions et des tentations individuelles. Vous pouvez constater que le premier s'écroula sous la pression d'autres groupes humains, d'autres masses beaucoup plus importantes. Le système nazi ne pouvait pas continuer, il ne pouvait générer que des affrontements et ses adversaires ne pouvaient le neutraliser que par un effet de masse, d’un ensemble d’hommes.

Il fallait également réaliser dans le Pacifique l'écroulement d'un système semblable. Nous avions là aussi affaire à cette même notion de masse identique qui s'est écroulée également sous l'effet d'une autre masse celle du développement économique et de l'armement.

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4. L’ÉQUILIBRE DES POPULATIONS EST FONCTION DES RICHESSES NATURELLES. L’HOMME AFFAMÉ DEVIENT INCONTROLABLE

L'équilibre des populations humaines comme les équilibres des populations animales ou cellulaires, suit les lois des ensembles et la notion de masse a régenté toute notre histoire. Elle nous a façonnés mais elle nous a inculqué à la fois des notions perverses, mais aussi bénéfiques parce qu'elle nous a permis de nous développer et nous a poussés à un effort démographique important.

Cette masse démographique de six milliards et demi d’individus va aussi se retrouver dans des limites d'affrontements comme on peut l'imaginer parce que la masse résultante va se heurter à brève échéance, à des problèmes de nutrition donc de possession de la richesse alimentaire première et nécessaire à la survie.

Robert Ardrey et les spécialistes de l’éthologie ont déjà analysé ces phénomènes dans les populations animales.

L'homme peut posséder en effet tous les accessoires les plus sophistiqués pour son bien-être mais si le ventre se creuse sous la pression de la faim, rien ne lui résistera !

Il perd alors le bénéfice de la masse pour redevenir là tout à fait individuel et personnel tellement le phénomène de la faim l'amènera à modifier sa conduite.  

Vous voyez où je veux en venir : cette notion de masse ne peut exister que si elle permet à chaque individu à l'intérieur de cet ensemble de se nourrir mais également à cet ensemble social initial de nourrir le nouvel ensemble d’individus engendrés !

La notion de la nécessité nutritive doit demeurer constante dans nos pensées. En prenant exemple sur le passé même récent (Indonésie) nous pouvons projeter pour un avenir proche les principaux problèmes qui vont se poser.

La première question n’est pas une interrogation politique sur la réalité de l'Europe, ni la monnaie unique, ou le libre échange commercial mais elle sera la question de la nutrition des masses de populations.

Quant aux questions de santé, ce sera la dernière préoccupation des gouvernements après toutes les questions économiques nutritives primordiales à résoudre. L’exemple russe actuel le montre bien.

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5. UNE MASSE GÉNÈRE TOUJOURS UNE MASSE AU CARRÉ. COMMENT RÉGULER L’EXPANSION DÉMOGRAPHIQUE ?

En effet, une masse génère toujours une masse au carré

La limitation de l’expansion démographique et la nécessité des moyens contraceptifs constituent de bons thèmes pour les orateurs mais nous n’avons toujours pas réussi dans les réalités à juguler l’expansion continue des masses humaines en présence.

Pour une masse d'un milliard d'individus le renouvellement se fera au bas mot au niveau d'un milliard même si le taux de fécondité est égal à l'unité. La masse va donc générer une autre masse identique à elle-même.

Imaginons qu'elle reste stable, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas, elle va consommer un ensemble nutritif et spatial suffisant pour un milliard de sujets. Nous savons parfaitement qu'une terre ne donne jamais une production régulière chaque année, il y a soit un surplus soit une insuffisance. Le déficit en céréales atteint déjà 900 millions de personnes qui vivent dans un état de famine. Ce chiffre va tripler d'ici 2020 pour devenir supérieur aux 200 millions de tonnes du marché mondial de céréales.

En forçant les sols par un traitement chimique, on peut gagner 10,20 ou 30 % de production supplémentaire mais on perdra des % ultérieurement beaucoup plus important par un appauvrissement secondaire de la terre et par un épuisement des sols. Nous savons que la production mondiale de céréales est en baisse. Les guerres civiles, les catastrophes climatiques, sécheresse au Maroc, en Afrique australe, inondations au Cambodge, au Bangladesh, etc. et inondations en Chine ont accru encore les besoins d’importations céréalières et la désertification des sols s’accélère. (Le monde diplomatique, Courrier international).

La notion de l’ensemble des populations et de masse humaine devient donc le problème principal, primordial, essentiel. Les questions posées par le fanatisme religieux ou les systèmes bureaucratiques ne sont que des problèmes secondaires. Ils viennent se greffer certes sur les pouvoirs particuliers qui vont s'accommoder et s'amplifier par rapport à une masse mais le premier problème mondial est de régler celui de la masse des individus. Or, chaque année, la terre à cultiver se fait rare, de plus en plus rare !

Comment le résoudre ?

Certains beaux esprits énoncent sans aucune amertume : « Une guerre suffira pour résoudre ce problème ! »

C'est la manière la plus malhonnête d’envisager le dilemme. C'est la solution la plus abominable parce que faire souffrir des innocents est une chose inadmissible. C'est la façon de résoudre le problème la plus malpropre que l'on puisse imaginer ! Certains ont pensé réduire cette masse par des épidémies un peu comme l’expansion démographique des lapins fut enrayée par la myxomatose… En aidant à la diffusion de germes hyper pathogènes sur des populations de plus en plus carencées… on peut imaginer une réduction radicale en effet !

En tant que médecins, nous devons tout faire pour éviter à tout prix, endiguer les fléaux humanitaires que nous devons prévenir de toutes nos forces !

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6. UNE MASSE ÉDUQUÉE GÉNÈRE ELLE-MÊME LES SOLUTIONS ADÉQUATES

Que reste-t-il ?

Si on n’envisage que des solutions physiques ou chimiques il ne semble pas rester pas grand chose ? Et si pourtant ! On peut toujours jouer sur une masse à condition de savoir lui dire ce qu'il faut faire. enseignée donc il s'agit en conséquence de lui suggérer, d’abord de lui poser correctement les problèmes et de lui donner un début de réponse car elle-même engendrera une réponse adéquate !

Ce début de réponse ne peut être engendré que par la solidité de la solidarité entre les différentes masses existantes. En créant cette notion, on va induire et créer le respect donc « la paix de la chose » (res pax) et l'on va créer la flamme de la vie que l'on doit protéger à tout prix de toutes les manières qu'il soit.

En développant ces notions, on va aider à dégager l’épanouissement, l’essor d’une nutrition saine pour toute la population. En conseillant à chacun de ne plus gaspiller la nourriture dans des repas pantagruéliques ou des apports gargantuesques, qui génèrent les surcharges et les obésités mais aussi les désordres en tous genres, en lui suggérant de manger à sa propre faim et par conséquent à s'autolimiter en permettant un renouvellement sans douleur et sans effort des ressources alimentaires.

Cela peut vous paraître une conception fort utopique qui rejoint les illusions idéalistes, fumeuses, voire fumeuses de Jean-Jacques Rousseau certes, mais pourquoi certaines races animales arrivent-elles à s'auto- limiter sans se détruire en évitant le suicide collectif ?

Certaines espèces animales lorsqu'elles parviennent à une certaine masse donnée, ne vont plus procréer car ces communautés vont créer d'elles-mêmes une zone de stérilité sans empêcher pour autant les relations physiques.

L'homme serait-il plus bête que l'animal ?

A certains moments, je le pense très sincèrement. Quand sur nos écrans de télévision nous voyons apparaître des images de ce que l'homme peut faire... ou dire...

Le devenir de l'espèce humaine est directement inclus dans ce problème et non pas dans l'attirail que l'on peut créer pour se donner des airs de bonne conduite.

Nous voyons évoluer des ensembles de plus en plus importants d’individus dans la société contemporaine, notamment dans le domaine de la santé où la masse des échecs devient, elle aussi, de plus en plus importante et de plus en plus inquiétante !

C'est un corollaire adéquat que Monsieur de La Palisse aurait volontiers relevé. "Plus on augmente le nombre d'un côté, plus on augmente les pertes de l'autre !" Si on accroît sans cesse les lois, décrets juridiques et les règles de fonctionnement, que l'on peut baptiser de noms les plus divers on ne réussit qu’à générer encore des bévues ou des échecs. Cette notion reste primordiale mais c'est aussi la source de nos maux et de notre décadence qui arrive à grands pas !!!

L’excès de juridisme et la pétrification constituent le socle du roi UBU.

Avez-vous conscience de toute cet ensemble d'enfants et d'adolescents utilisés à des fins commerciales ? Avez-vous conscience de ces innombrables enfants employés dans des travaux inadmissibles pour eux, que l’on massacre ? Dieu sait combien il y en a sur notre planète ! Nos médias pourront toujours dénoncer les pays d'Extrême Orient ou d'Orient, mais avons-nous pris conscience que chez nous nous avons aussi cette masse qui ne fait que grandir et que croître ? Certains éléments viennent çà et là réveiller notre conscience! Une société qui exclut ses anciens et ses jeunes prépare son déclin.

Savez-vous combien d’enfants sont carencés par une alimentation falsifiée et notoirement insuffisante en qualité ? Nous observons l’explosion de nouvelle pathologie qui en résulte chaque jour.

La masse ne génère en fait que des contradictions dont nos « sages » décideurs et responsables vont accroître la déviance par les complications générées par les solutions qu'ils proposent. Plus on va étoffer, densifier les corsets bureaucratiques, plus on va les perfectionner, plus on détruit la créativité de l’individu, plus on le sclérose et plus on développe une masse d'incompréhension voire une montagne d'âneries même si on se berce de belles paroles dans l'espoir de voir diminuer les coûts ou de réduire certaines dépenses pharaoniques ou superflues, et Dieu sait si le gaspillage a été, est, et reste considérable.

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Le principal gaspillage est humain. Il résulte de l'irrespect de l'individu, de sa négation.

On assiste toujours dans ces conditions bien particulières à une masse de stupidités, à des océans d'imbécillités telles que le bon sens généré est infinitésimal. Il faut pour cela avoir une palanquée de brillants sujets ayant suivi le cursus de grandes écoles appropriées, la montagne accouche à grand peine d’un souriceau mal en point !

Pour sauver un massif, pour protéger quelques arbres, on va araser deux ou trois forêts ! Pour vêtir Pierre, on va dévêtir Paul, Jacques et Marcel ! Voulez-vous un exemple dans le domaine de la santé ? On nous a raconté que pour fabriquer un médicament, le Taxol, il fallait abattre quelques douze milles arbres pour avoir à peine une mesure utilisable. Pour sauver quelques dizaines de milliers de malades, il en faudrait des hectolitres de ce produit, donc cent fois plus d'arbres à abattre c'est à dire des forêts immenses !

Sachant qu'un arbre exige vingt-cinq ans de croissance au minimum… Vous allez vous retrouver rapidement enlisé dans une masse de niaiseries générée par des gens diplômés d'une façon fortement stéréotypée d'ailleurs n'écoutant qu’eux-mêmes et leurs âneries !

Je ne suis pas opposé à cette thérapeutique si elle peut réellement sauver quelques vies mais je m’interroge sur le bien fondé de ce raisonnement. Pourquoi vouloir détruire des forêts entières pour recueillir un gramme d'un produit alors que si nous respectons la nature et les observations millénaires d'autres peuplades, nous trouverons ce même produit présent en quantité beaucoup plus importante dans d'autres plantes !

Leur prélèvement n'affecterait en rien le biotope et les équilibres biologiques absolument nécessaires car les forêts constituent le poumon de l'espèce humaine et de toutes les espèces animales. Les solutions plus simples connues de certaines populations que l'on a péjorées et asservies pourraient n'affecter en rien notre système écologique et climatique. Pourquoi donc ne peut-on y songer sérieusement pour protéger certains intérêts industriels au détriment de tous ?

L'homme ne peut se réchauffer et se sentir en sécurité que dans sa masse natale. Il retourne toujours là où il est né car c’est là où il se sent bien! Cette notion connue depuis des millénaires est toujours identique à elle-même, elle n'a pas évolué d'un pouce ! Je dirais même qu'elle a régressé.

Quelles sont les différences entre les différents clans des hommes de l'âge des cavernes paléolithiques, de Neandertal et l'homme de nos cités ?

Il n'y en a aucune !! La lutte entre les clans est toujours notre programme quotidien aussi les conséquences sont-elles totalement opposées et diamétralement opposées à l’intérêt de l’ensemble.

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7. LA MASSE EST INDISPENSABLE POUR PERMETTRE À L’HOMME DE VIVRE. LES DÉRIVES ENTRAÎNENT L’INDIVIDU SUR LES CHEMINS DE LA COLÈRE ET DE LA RÉVOLTE.

Je n’ai développé jusqu’ici qu'une face très négative de cette notion de masse aussi permettez-moi de passer à l'antithèse.

Heureusement cette masse existe car sans elle nous ne serions pas là. Sans elle l’espèce humaine aurait totalement disparu de cette planète. La notion de masse est donc indispensable pour vivre.

Tous les animaux se regroupent pour survivre et procréer ; même les plus solitaires parmi les vieux sangliers ou les vieux ours le savent.

Ils éprouvent toujours le besoin de la rencontre avec leurs semblables pour se reproduire avant de disparaître.

Cette massification est nécessaire pour l'évolution de l'espèce. C’est le besoin d’échanges qui a engendré le réchauffement de notre matière grise, car sans elle nous ne serions que de vulgaires animaux, car nous changeons par nos échanges.

Si nous avons placé l'intelligence à sa bonne place c'est en conséquence des échanges entre les masses humaines. C'est précisément sur les zones de contact entre elles que les sujets les plus brillants se sont développés. L'homme ne peut accepter de demeurer un simple animal. Il est dans sa nature d'éprouver une nécessité psychologique d’échange avec ses semblables ; comme c'est une nécessité animale de pouvoir se regrouper, que les échanges soient fructueux ou non, l’homme ne peut évoluer sans eux, on appelle cela la socialisation, elle conduit à la civilisation.

L'enfant éprouve toujours le besoin de se retrouver dans le giron de sa mère, à la moindre difficulté. Si tous les enfants pleuraient en même temps, ils iraient tous en même temps se consoler dans les bras de leurs mères !

Un grand nombre d’adultes, lorsqu'ils ont grande souffrance, qu’ils soient hommes ou femmes vont pleurer eux aussi dans les bras de leur mère. On retombe toujours dans cette symbolique de la mère, de la déesse Mère, une forme de massification qu'on appelle la matière religieuse ou spirituelle ou l’imaginaire symbolique selon le choix et la liberté de chacun.

Nous retournons toujours d’une façon ou d’une autre à la masse que nous adorons et que nous abhorrons toujours. Selon le niveau de la civilisation, on colore cette tendance de positivité ou de négativité.

Personnellement, je constate après un demi-siècle d’observation, que notre civilisation se tourne vers une forme de masse dont la rusticité et la vulgarité vont en croissant, comme l'ignorance d'ailleurs. Aussi, nous déplorons de plus en plus les violences et les chemins de l'irrespect donc de la colère sans y apporter remède.

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8.L’IRRESPECTDE L’INDIVIDU ENTRAÎNE L’EFFONDREMENT DES MASSES.

La colère (« l’ire ») trouve sa racine dans l’irrespect, l’absence de la chose de la paix, l’absence de satisfaction des besoins élémentaires du sujet notamment de sa faim et de sa reconnaissance sociale.

Les garde-fous, la pression sociologique dérivée de l’éducation, mais également des institutions ou des structures sont alors remises en question par l’individu qui ne peut accepter de fausses solutions, ni l’exclusion.

Grâce aux journaux, à la télévision et aux journalistes, bien qu’individuellement nous pensons quelque chose, nous finissons tous par penser la même chose au même moment. Nous créons alors une masse d'informations qui va nous permettre de choisir tel personnage ou tel candidat politique. Cela va nous permettre d'expliquer ce comportement et même de nous révolter contre tel ou tel dirigeant.

On retrouve donc dans ces notions, les prémisses tant de notre régime que des autres systèmes politiques mais aussi les germes de leur disparition et de leur usure.

En science politique, nous avons appelé cela l'usure du pouvoir : c'est aussi un grand mot ! La masse engendre un ensemble de pensées d'où émergera le plus rusé ou le plus intelligent voire le plus fanatique, parfois le plus bête ou le plus dangereux dirigeant que l'on puisse choisir. L'histoire est là pour nous rappeler cette terrible réalité. Le choix correspondra toujours à l'esprit de la masse à un moment donné et proportionnellement à la décadence de cette masse. C'est donc une loi universelle !

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9. LA FAIM MÈNE L’INDIVIDU, INDUIT LES EXCLUSIONS ET LES AFFRONTEMENTS DES MASSES ENTRE ELLES.

Plus l'homme a faim plus il va choisir le meilleur tyran qu'il pourra dénicher et trouver pour mieux souffrir en masse !

Cela vous déconcerte ? Analysez l'histoire de l'humanité, la masse se tourne toujours vers celui qui propose la masse d’avantages la plus grande et la masse se révolte contre qui ? Toujours contre la plus petite masse, contre le plus petit ensemble devenu défaillant que représente le pouvoir!

Si la caste du pouvoir même la plus tyrannique, la plus autoritaire possible n'arrive plus et ne parvient plus à s'harmoniser avec la masse principale, nous assistons alors à l'affrontement des masses !

Nous retrouvons en nous la même attitude. Chez l'individu nous observons un cheminement identique, c'est un tourbillon de tempête sous un crâne ! C'est bien pour cela que dans certains cas un pouvoir va utiliser une fraction de la masse comme une massue pour réaliser ses desseins !

Comme le sujet s’efforce d’utiliser un argument pour calmer cette tempête d’idées sous un crâne, il va résulter une réaction de masse qui va engendrer une réaction de complaisance ou d'indignation voire de mécontentement, mais c'est toujours une réaction de masse dont on ignore la fin !

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10. LES RÉACTIONS D’UNE FOULE AFFAMÉE SONT TOTALEMENT IMPRÉVISIBLES.

Cette notion de masse est d'une importance si capitale qu'à ce jour on veut l'ignorer !

Nos dirigeants ne l'ignorent pas du tout lorsqu'il s'agit d'une manifestation sportive, une compétition. On prend toutes les mesures de sécurité nécessaires pour éviter tout débordement. Lorsqu'une foule de quelques dizaines de milliers de personnes se regroupe pour entendre, écouter son idole ou pour voir jouer ses footballeurs favoris, on prend les moyens nécessaires pour éviter que cette masse ne devienne dangereuse, autant pour elle- même que pour son idole!

Vous savez comme moi qu'une masse humaine est d'autant plus difficile à manipuler qu'elle est aveugle. Cela est un autre point fondamental : les masses sont toujours aveugles !

Les récents événements en Indonésie nous apportent s’il en était besoin une nouvelle confirmation : les réactions d’une foule affamée sont totalement imprévisibles et remettent en question même les dictatures militaires.

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11. LES MARGINAUX FACE AUX CONFORMISTES : LES RISQUES DE L’ENLISEMENT BUREAUCRATIQUE.

Vous avez entendu parler de la désertification des forêts, des sols et de la pollution en général, aussi pour vous présenter une synthèse j'aimerais vous parler, vous évoquer un sujet beaucoup trop édulcoré : la désertification des coeurs et de notre vie !

La masse, du moins sous un certain aspect, celui de l’individu, possède un caractère désertifiant. Elle empêche tout développement individuel, parce qu'elle marginalise tous ceux qui veulent sortir de son giron, de ses façons étriquées ou surannées de penser, de vivre, de concevoir les choses y compris dans le domaine scientifique et même dans la recherche, notamment médicale, où le malheureux généraliste se doit d’appliquer un traitement même s’il sait qu’il est nocif pour son patient…

Certes, sans la masse il n'y a point d'espoir ; sans la masse il n'y a que le désespoir dit-on. En effet, l'espérance ne s'attache qu'à l'individu, alors que l'espoir ne s'attache qu'à la masse.

Seule la masse a l'espoir d'être écrasée ou réduite en esclavage et sans cesse brimée. Seule la masse permet et va permettre de créer dans l'espoir d'un renouveau, mais l'individu, lui, n'a plus l'humeur d'être accepté !

En effet, si la masse édicte ses lois, ses règlements, elle crée sa propre conformité. C'est donc la masse qui engendre les nouveautés qu'elle choisit mais aussi les barrières où elle s'enlise voire les obstacles les plus nuisibles, les plus bêtifiants contraires à l’épanouissement du sujet. Les structures obsolètes et tyranniques génèrent des souffrances innombrables, des brimades sempiternelles. Les sujets nouvateurs, sensibles ou surdoués l’expriment à leur façon : il en résulte un gaspillage effroyable d’énergie de bonnes volontés, d’enthousiasmes qui accélère la décadence et la pétrification de la masse.

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 12. SEUL LE RESPECT DE L’INDIVIDU ET LA TOLERANCE ENTRE LES HOMMES PERMETTRONT DE SORTIR DU MARASME ACTUEL : UN DÉSÉQUILIBRE MENTAL CROISSANT DONT L’EFFLORESCENCE DES SECTES ET DES TOXICOMANIES NE SONT QUE DES SYMPTÔMES. L'individu est de plus en plus étouffé, négligé car il ne correspond pas au besoin de la masse, il ne sera reconnu que si la masse change.

Vous voyez que malgré nous, nous avons besoin de nous réchauffer dans le sein d'une masse. Nous avons donc besoin d'éprouver la chaleur massifiante de cette masse souvent imprévisible, stéréotypée mais il faut admettre que la masse a aussi ses bons côtés : sans elle nous n'aurions aucun progrès, aucune évolution scientifique, nous n'aurions que des bribes et nous resterions à l'état primaire de primates.

Cela est vrai mais la masse elle-même reste dans cet état voisin de l'homme de Neandertal, si elle refuse ou si elle marginalise ceux qui veulent lui apporter un sang nouveau, de nouvelles visions de la vie, de nouvelles idées scientifiques, des solutions innovantes pour ses maux car la vie n'appartient pas à la masse. Si la masse apporte la vie, la vie n'apporte rien à la masse car la vie n'apporte qu'à l'individu lui-même.

Seul l'individu observe sa masse, se regroupe pour former des clans, selon ses affinités, pour se sécuriser dans des échanges qu’il affectionne, selon un air qui lui convient.

Dans le domaine de la santé nous pouvons trouver des nations plus touchées les unes que les autres par les cancers secondaires à l'alcoolisme et au tabagisme, les cancers gastriques ou œsophagiens. Dans d'autres pays plus riches on observe d'autres formes de tumeurs, d'autres pestes ou épidémies. La masse a apporté une meilleure idée de la prophylaxie des maladies par l’hygiène, une meilleure assurance contre la désinvolture, l’amertume ou l'appauvrissement.

Malgré tout, la paupérisation des masses ne cesse pas car la masse n'arrive jamais à maintenir durablement un niveau de civilisation honnête garantissant la liberté de l'individu, sa créativité, son épanouissement.Nous voyons à chaque instant de notre époque un flux et un reflux de cette notion de masse. Nous constatons que, malgré notre volonté, nous assistons à un déséquilibre mental qui ne va qu'en s'aggravant depuis quelques décennies malgré toutes les structures mises en place, les réunions et séminaires consacrés sans cesse à ce sujet.Si les sectes constituent une véritable peste c'est que la masse la génère elle-même car cette peste n'est qu'un symptôme du déséquilibre mental général.

2419220905_f82802fe4e.jpgEssayons d'inoculer ensemble la flamme du respect et de la vie, essayons de retrouver la lumière et la qualité des échanges pour que la tolérance soit le premier régime entre les êtres humains et la condition première pour sortir de l'ornière actuelle.

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