LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


L’archétype blessé : l’homme à renaître

Publié par Le Passeur sur 16 Octobre 2010, 12:30pm

Catégories : #Psychanalyse

 l---chelle-de-Jacob-Valentin-Strappazzon-1490-de-l---cole.jpgUne charmante enseignante a eu un père particulièrement odieux, sa mère ne la défendait aucunement, c’était une femme absente à tous égards. Après plusieurs années d’un travail sérieux sur elle-même, nous sommes parvenus à une étape importante de son évolution : la renaissance de l’archétype masculin blessé depuis sa tendre enfance.

 

 

Rêve n° 1

« Je nourris l’enfant dont personne ne veut. J’ai recueilli un petit garçon, c’est encore un bébé, il est beau et doux et je suis câline avec lui. Il a une soeur plus grande que lui. Ses parents ne se sentaient pas capables de les élever.

 

 

Il s’appelle Miguel. Ses parents s’aperçoivent que c’est beau de s’occuper d’eux. Ils viennent les chercher et les reprennent. Je suis heureuse que Miguel retrouve ses parents, c’est beau à en pleurer ! »

Miguel évoque à la moitié d’un "gué" qui conduit à "el", "el " représente Dieu. L’archétype blessé, éliminé est recueilli, donc ce petit garçon nous signifie que cette femme accepte enfin son masculin, c’est une étape fondamentale vers sa réunification.

« Je ne peux encore pas être en paix avec mon père. Si j’arrive à dépasser le problème avec lui, il va s’en rendre compte et mon analyse sera terminée et je vous quitterai. »

 

Rêve n° 2

« Je suis avec un jeune homme qui veut me tuer mais c’est moi qui gagne ! Il me dit, une fois qu’il est sur le dos, que deux autres personnes -un homme et une femme- sont aussi des vampires.

 

Je dois les tuer pendant la nuit. Il me donne une sardine. Je cache ces armes dans ma chambre, j’entends ronfler mon voisin, celui que je dois tuer, et je me dis qu’il est difficile d’imaginer qu’il soit méchant quand il dort. J’ai peur de la faire, donc je ne le veux pas. Je ne me souviens plus où j’ai caché mes armes. Finalement, je retrouve le sabre sur une étagère en haut sur son bord. Je ne me vois pas en train de tuer quelqu’un. M’ais c’est eux ou moi ! »

La rêveuse a intégré le conflit qu’elle a vécu jusqu’à présent avec le masculin. Il a dominé son comportement en permanence jusqu’à présent. Or, elle vient de réussir le passage délicat qui consiste à dominer la situation conflictuelle d’opposition et de contre-réaction.

Cette situation se retrouve dans un grand nombre d’observations psychologiques, la dualité du boucher et du veau, un manichéisme imbécile qui consiste à jouer soit le veau soit à devenir le boucher.

Il faut donc passer à une autre dimension, à une autre étape. On peut saluer cette évolution positive : le rapport sadomasochisme initial est dépassé. En fait, la civilisation ne peut commencer que lorsque la communication débute.

« Si je faisais comme mon père -un homme très négatif- j’aurais une image très peu flatteuse de la civilisation ! »

En fait, nous devons toujours faire effort, nous lever et oser affronter la vie. L’effort, c’est le "feu des forts" qui permet la transmutation du sujet, son évolution et le cas échéant sa guérison. Prenons un peu de recul. Cette jolie femme a été jusqu’à présent dans son milieu de travail notamment sans s’adapter, incapable de se défendre ; sa vie a donc été très difficile. Elle  jouait soit à l’agneau et se faisait égorger ou piétiner, soit en contre-réaction elle laissait passer ses humeurs très agressives. Elle était alors sous possession d’un animus agressif. Il lui arrivait dans certaines réunions avec ses collègues d’être soudain envahie par lui, sa parole devenait alors violente, "saignante", il n’y avait donc pas d’harmonisation entre le féminin et le masculin, c’est dire combien la réparation d’un archétype blessé est difficile, délicate, longue mais essentielle car si l’on refoule l’archétype masculin pour une femme, cela entraîne une faiblesse, la peur permanente face à autrui, peur de tout. Cela n’est guère commode quand vous êtes enseignante !

 

Rêve n° 3

« J’ai de nouveaux élèves. Nous sommes dans la classe. Ils sont calmes comparés à ceux de l’an passé. Ils font parfois du bruit et j’ai peur que mes collègues entendent et qu’ils me jugent incapable de les garder silencieux, alors je crie et je m’aperçois que plus je parle dans les aigus moins ils m’entendent et je n’aime pas qu’ils soient silencieux tout le temps.

 

Un collègue vient me parler, c’est Monsieur Rondeau, il veut me dire que je ne suis pas à la hauteur. Mais je sais que prendre des enfants après lui, c’est dur car il les dresse, il ne les éduque aucunement. »

La rêveuse souligne le problème du regard des autres. Elle se coupe elle-même "les pattes" comme l’on dirait, les jambes. Avoir peur de soi, cela vous coupe les ailes, ce qu’elle admet volontiers, Monsieur Rondeau fait le dos rond !

« C’est quelqu’un de faux dans la réalité, aux apparences de quelqu’un de fiable et de sûr, en fait c’est un homme particulièrement méchant et sournois. »

Que faut-il retenir de ce rêve ? Que l’éducation n’est pas réalisée au moyen de punitions car cet homme éduquait en fait comme son père, un homme négatif, il s’agit d’un conditionnement.

Cela explique pourquoi un grand nombre d’élèves, même brillants, et surtout les surdoués, se mettent dans des positions d’échec pour faire échec précisément à un enseignant qui ne les aime pas.

La réparation de l’archétype dans le cas particulier d’un père négatif, donc de l’homme négatif, va amener un nouveau comportement en classe et une autorité nouvelle chez cette enseignante.

Bernard HERZOG

© La Foudre

 

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