LE PASSSEUR

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Professeur Bernard Herzog - Médecine et Thérapies du Futur Connaissances et recherches pour améliorer Votre Santé et Votre Vie


Quelle est la place de la Science face à la Conscience et à l'inconscient ?

Publié par Le Passeur sur 16 Octobre 2010, 12:23pm

Catégories : #Philosophie

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Conférence effectuée au Salon International

Science et Inconscience

Annecy, Mai 2001

 

Les termes communément utilisés de conscience et d‟inconscient sont des mots dans lesquels chacun s‟égare. On a quelques difficultés à comprendre la signifiance exacte de ces mots que l‟on utilise cependant à tout moment.

Quelle est la place de la Science vis à vis de la conscience et de l‟inconscient ? Nous nous proposons de le préciser !

   

LA CONSCIENCE EST L’ASSEMBLAGE DE MILLIERS D’OBSERVATIONS EFFECTUEES GRACE A NOS SENS QUI S’AGGLUTINENT SANS CESSE CHAQUE JOUR COMME UN PUZZLE, CE QUI VA PERMETTRE NON SEULEMENT DE MIMER LES FAITS OBSERVES MAIS EGALEMENT DE REPETER INLASSABLEMENT DES ACTES ET DES GESTES.

Ces propriétés n‟incluent pas la capacité de création, même si au travers de cette conscience une nouvelle observation va générer une nouvelle conscience d‟un mouvement quelconque, car la conscience n‟est pas le siège d‟une création, elle est uniquement le siège de l‟observation. La conscience va permettre l‟adaptation dans un milieu tribal ou social quelconque, donc la mise en scène quotidienne pour une vie collective.

C‟est pour cela que la conscience collective est la somme, on pourrait dire le dictionnaire des observations acquises par le clan, la tribu ou une société humaine, ce qui va permettre des us et des coutumes dans la meilleure harmonie possible des relations entre les individus.

C‟est déjà énorme !

Toute société animale est soumise à cette conscience collective mais aussi à cette conscience personnelle qui va faciliter l‟adaptation de tout nouveau membre, de là a germé l‟idée de l‟éducation qui a fait son chemin depuis l‟Antiquité (Charlemagne, Jules Ferry…).

L‟éducation par rapport aux règles du groupement social est spécifique à ce groupement. Ce qui est bien dans une tribu n‟est pas forcément acceptable dans une autre, aussi peut-on observer des différences considérables entre les diverses sociétés humaines.

Si dans certains groupes l‟inceste est un rite initiatique, dans d‟autres il constitue un interdit majeur pour des raisons bien particulières. Cette conscience va devenir la source d‟un interdit. L‟observation est donc le fait d‟une conscience qui va générer des répétitions, donc des soumissions individuelles afin de pouvoir s‟intégrer à une masse donnée pour assurer les besoins alimentaires, domestiques ou relationnels de chaque sujet.

Lorsque l‟on parle d‟une conscience collective ou d‟une conscience de nation, on va générer une manière de penser identique, donc une observation répétitive qui va générer une démarche similaire ou quasi identique. 2

Cette somme observatoire est donc le leg que l‟on va constituer depuis sa naissance et générer pour le transmettre ensuite à chaque membre de notre descendance. On va donc lui inculquer les règles d‟observation déjà acquises par un moyen initiatique quelconque. Quand je parle de règles initiatiques, ce sont des règles éducatives du domaine comportemental et également du langage.

Quand nous parlons d‟une prise de conscience, cela signifie une saisie de la somme des observations qui s‟étalent devant nos yeux, par juxtaposition. J‟ai donc conscience, par l’observation visuelle, qu‟il y a devant moi, par exemple, deux pains et deux cruches et je peux distinguer que la cruche de droite est différente de celle de gauche par sa couleur et sa forme.

Je prends conscience de ces différences, par l‟observation, qu‟il y a deux choses différentes. Je suis conscient, donc j‟observe et constate que chacun des convives d‟une assemblée, ne ressemble pas à son voisin.

C‟est la vérité me direz-vous, mais ce n‟est qu‟une vérité d‟observation. Cela confirme que j‟ai bien pris conscience que chaque être est différent, habillé d‟une façon différente, bien que parfois semblable.

Dans le mot conscience, nous avons quoi ? CON ce qui veut dire “avec” et SCIO ce qui signifie le savoir, donc la conscience cela signifie “avec le savoir”. Dans ce savoir, nous allons nous apercevoir qu‟au niveau cérébral, nous avons des mouvements répétitifs d‟influx nerveux car nous pouvons observer que ces mouvements très particuliers que sont les influx nerveux donnent des similitudes de réaction. La neurophysiologie nous l‟a bien démontré (Pavlov, Eccles ou Nachmansohn, etc.)

Je vous surprends peut-être ? Mais c‟est la démarche du réflexe, tant que vous êtes là, vous ressemblez aux images que j‟ai déjà observées, donc vous n‟avez pas changé.

Si quelqu‟un avait pu changer de tête, on ne pourrait plus le reconnaître, on ne pourrait plus remettre un nom, un nominatif sur cette personne. Je sais donc l‟identifier, c‟est elle ou ce n‟est pas elle.

Je sais que ma cruche est là. Elle a la forme que j‟ai gardée en mémoire en la confrontant à ce que mon regard me donne à cet instant comme affirmation. Cette conscience est une prise d’un savoir qui va être celle d‟un déterminisme répétitif auquel de nouvelles sommes peuvent s‟ajouter : Sommes d’observations en accroissement ou en diminution. Par exemple, si je vide une partie de ma cruche dans un verre, je sais qu‟en versant le liquide, par comparaison entre ce que j‟avais observé et ce que j‟observe désormais, il y a une différence : elle est plus légère que tout à l‟heure. Ce n‟est pas un signe créatif, ce n‟est pas un signe d‟intelligence mais l‟évolution d‟une mémoire répétitive pour ma propre survie.

Il en est ainsi d‟une “évolution mémoire” dirai-je, pour mes propres besoins. J‟ai la conscience que mon ami Jacques est là constitué de masses de muscles, d‟os, car j‟ai un ressenti de son corps par rapport au bois de la table que je touche et par comparaison avec un autre état des sujets ou des objets situés face à moi-même.

L’inconscience ou inconscient

L‟IN signifie “dans” et conscience avec le savoir”, il y a donc quelque chose de plus pénétrable que précédemment.

L‟inconscience, englobe non seulement l’emmagasinement des faits observés, mais aussi la déposition de cette somme d‟observations et aussi la partie cognitive de l’analyse de ces différentes sommes de faits déposés. Cela va donc être non seulement le tri mais aussi cela constitue le fait d‟être dans le savoir, donc être capable de créer un résumé.

Il en résulte la notion d‟intelligence : INTELLIGO. “In”, cela signifie être capable de transporter “dans”, c‟est être capable de transporter dans votre intérieur de conscience. C‟est donc l‟intérieur de notre conscience, qui nous différencie précisément du monde animal.

Si dans la conscience on est capable d‟avoir des entiers affectifs, l‟inconscience va nous faire apparaître la cognition d’une synthèse, donc la création d’un mouvement, la création d’un savoir, c‟est-à-dire précisément une réflexion, une attitude réflective capable de s‟ajuster les uns par rapport aux autres, d‟harmoniser, mais également de créer une IMAGO, c‟est-à-dire de transposer !

L‟inconscience est donc la matière première de l‟assimilation de la digestion, pourrait-on dire des observations et des expériences effectuées.

Si je me brûle avec un tisonnier ou une allumette, j‟aurai le réflexe de retirer mes doigts ultérieurement et de comprendre le pourquoi, parce que cela m‟a fait mal. Je ne remettrai pas une deuxième fois mes doigts, car la douleur m‟a fait comprendre que ma capacité d’être, ma capacité de synthèse de l’image, d‟une décision, va engendrer toute une évolution, car les influx neuroniques cérébraux vont pouvoir se connecter, s‟interpénétrer, s‟interpréter et faire réagir par des mouvements de cognition réflexe,

d’où l’intelligence humaine par la création ou la transposition de son vécu.

C‟est là que ce vécu va transfigurer et imposer la transformation de l’habitacle. Cette transformation va donner une projection et l‟individu, le sujet va être capable de créer, de transformer la matière selon son goût, selon ses capacités de s‟adapter à la soumission de son inconscience.

Le créateur “homo faber” est celui qui crée, il se soumet à son inconscience.

Le sculpteur va suivre l‟image qui s‟est élaborée en lui pour l‟extérioriser. Le musicien va suivre l‟écho de sa mélodie intérieure en s‟y soumettant, c‟est-à-dire en adoptant son intelligence inconsciente de musicalité.

L’inconscience est donc le coeur où gît, où se décrète, où se créée toute la notion de l’homme.

Pourquoi ? La conscience profonde ou l‟inconscient de l‟inconscience, ce qui va donc être le siège, tout en étant la filiation d‟un autre siège.

Avez-vous observé le devenir des hommes ayant été victimes d‟un impact cérébral ?

On avait observé déjà, il y a quelques siècles, que l‟on transperce la tête d‟un homme avec une flèche, il va soit mourir et disparaître, soit il va rester en vie mais il n‟est plus le même, il ne vit plus que de sa conscience en perdant ses sensations et ses facultés initiales. C‟est ce qui se passe d‟ailleurs lorsque l‟on ouvre la boîte crânienne, si on la perfore par une trépanation, on va modifier la nature de l‟individu, donc on change la nature de son inconscience, et son inconscience va être la résultante d‟une autre conscience mais elle ne sera plus dans une manière harmonieuse avec la précédente, en raison de modifications physico-chimiques irréversibles dont nous n‟avons pas conscience.

Imaginons un sujet qui a subi une intervention cérébrale ayant modifié d‟une façon définitive, ses fonctions encéphaliques : nous aurons donc un sujet qui aura conscience de sa vie, de ses moyens de survie, mais il n‟aura plus la maîtrise de son inconscience. Il n‟aura plus cette définition cognitive de synthèses, ni son pouvoir créateur.

C‟est ce que l‟on observe après les opérations neurochirurgicales si on veut bien prendre la peine de suivre les malades opérés.

 

CONSCIENCE ET INCONCIENCE SONT DONC DEUX PARTIES DIFFERENTES MAIS EN FAIT NE CONSTITUANT QU’UNE UNITE.

D‟où vient donc l’intuition ?

L‟intuition vient de “l’au-delà” de l’inconscience, c‟est à dire de la profonde conscience de l’inconscience. C‟est ce que certains ont appelé “la besace” ou le “sac à dos” ce qui rejoint la notion venue de la civilisation égyptienne de la barque sacrée d‟avoir Ré ou Ra, le soleil, dans son sac, sa besace, c‟est-à-dire son KA ou corps énergie en venant au monde. 4

D‟où vient cette sensation de prémonition ? Tout simplement de cette conscience de la conscience personnelle. Ce n‟est pas une prémonition mais un échange télépathique d‟un moment donné.

Le sommeil est une nécessité que l‟homme a de réparer l‟agression permanente des mouvements de la partie diurne. C‟est un temps nécessaire d’assimilation pour effectuer la somme des événements de la veille, nécessaire pour emmagasiner cet ensemble d‟observations visuelles, auditives, tactiles et autres, bref, tout cet ensemble réalisé au cours du jour afin de la transformer en une connaissance, d’un ressenti ou d‟un senti, donc

d’en faire une analyse précise et de synthétiser les événements perçus.

Le monde événementiel

est donc une partie indéfectible de cette conscience profonde dans laquelle va se lover le déroulement de la vie collective tout en étant personnelle. C‟est cette raison particulière qui permet à l‟homme de conclure une vie collective. C‟est aussi notre raison d‟être, pourquoi ? Un homme et une femme vivent ensemble, dans un

regroupement unitaire permettant une vie collective.

Vous me direz que l‟animal connaît aussi une forme de vie collective, que les loups forment des couples comme les pigeons pour la vie. L‟animal a aussi cette conscience, donc un tissu de réflexes permettant une somme d‟observations nécessaires pour sa survie alimentaire, nécessaires pour assurer sa descendance par la procréation, nécessaires pour avoir une vie collective. Eh bien, l‟homme n‟y échappe pas mais il a en plus cette forme cognitive de l’inconscience, donc l’intelligence, c‟est-à-dire la capacité intégrale des miroirs entre chacune des cellules neuronales cérébrales qui vont résonner dans cette inconscience profonde.

La conscience est donc la somme des observations, sans la mémorisation, ni les synthèses qui sont le fait de l’Inconscient.

L‟inconscience profonde donne les moyens, les capacités nécessaires pour analyser les sommes événementielles qui nous entourent, les sommes événementielles subjectives, affectives, les sommes événementielles objectives, qualitatives.

Il faut bien faire la différence avec l‟adjectif utilisé couramment : on dit d‟un être qu‟il est “inconscient de ses actes”. C‟est un qualificatif mal adapté, mal utilisé, qui ne traduit en fait que la débilité du conscient du sujet. Ce qualificatif, utilisé en psychiatrie, ne doit pas nous entraîner dans la confusion.

 

La logique sort seulement de la conscience, la logique ne sort pas de l’inconscience.

C‟est la capacité de mettre par des méthodes particulières la somme des expériences et des observations les unes après les autres. La différence est de taille, car la société contemporaine favorise grandement les cerveaux répétitifs et non les synthèses ni la créativité, ce qui explique en partie le marasme actuel. L‟éducation et la scolarisation occidentale favorisant les conditionnements à contrario de l‟observation de la réflexion critique, des synthèses analogiques ou globalisantes.

La logique du raisonnement veut dire bien autre chose

. C‟est pour cela que la raison s‟appuie sur l‟observation répétitive.

C‟est pour cela que le coeur a un résonnement qui va nous donner, certes pas, la vérité mais nous indiquer le chemin, c‟est-à-dire la capacité de trier les événements indispensables pour effectuer un choix, la capacité d’analyser pour pouvoir effectuer un choix.

L’intuition

est cette somme d’expériences de tous ces ensembles d’observations dans lequel va sortir une analyse subite qui va diriger l‟individu. Elle va lui donner les moyens de résoudre, le cas échéant, une énigme, sa difficulté, donc de créer quelque chose qui va permettre

d’assembler une création, de faire son chemin dans la vie, de bâtir son foyer.

La conscience, c‟est quelque chose qui va être le miroir de toute une méthode d’us et coutumes d’insertion, donc la capacité de mimer les actes d’apprentissage de la vie et de répéter le mouvement d’un groupe.

Par définition, on ne peut pas opposer la conscience et l’inconscience, car tout s‟insère, tout dépend de la capacité cognitive de l‟individu à s‟adapter et à évoluer, à être capable de

tirer une synthèse des expériences ou des observations passées.

Par exemple, vous m „opposerez que certains chiens sont capables d‟anticiper le départ et le retour de leur maître. Il semble capable de devancer l‟action du maître, mais il ne fait que répéter le même mouvement déjà observé, il n’y a pas là de création particulière.

Il anticipe un aller et retour, du marché à sa demeure, par exemple, selon des cycles antérieurs observés et mémorisés, mais il ne peut pas devancer la création que l‟homme peut effectuer, ni ses modifications d‟horaires et de lieux.

On peut me rétorquer qu‟il faut expliquer comment un dauphin est capable de sauver un enfant de la noyade. Ce n‟est pas là non plus un signe d‟intelligence, mais seulement le fruit d‟une observation répétitive.

Quelle est la méthode de la chasse de la vipère ou du chat ? Leur attitude est stéréotypée et nécessaire pour se nourrir. L‟animal répète ce qu‟il a appris par éducation : ce sont des réflexes pavloviens, des réflexes d‟adaptation.

Il en est de même lorsqu‟un vautour perçoit quelque chose d‟inerte allongé sur le sol, il va aller voir, mû par une conscience de survie sans avoir l‟intelligence de jouer aux éboueurs et de débarrasser le sol d‟une carcasse : il faut bien qu‟il mange !

Si un dauphin sauve un enfant, c‟est qu‟il a, antérieurement, effectué l‟observation du mouvement aléatoire, donc animé par une forme de conscience, il vient auprès de l‟enfant. Plus étonnant encore, certains dauphins ont annoncé le danger d‟un échouage ou d‟un naufrage à certains navigateurs. Par expérience il sait qu‟à une certaine distance, par exemple à dix ou à cent mètres, il va se blesser contre un rocher, se faire mal, parce qu‟il s‟est déjà heurté à ce récif. Or, son compagnon, c‟est-à-dire ce bateau, cette nef, qu‟il accompagne joyeusement, va se blesser elle aussi de ce fait. Donc comme s‟il avertissait son groupe, il va mimer, il va répéter par une somme d‟expériences, le fait que sa conscience lui donne.

Il ne faut pas confondre l’intelligence capable d’effectuer une synthèse avec cette capacité de reconnaître.

Avez-vous essayé d‟apprendre à parler à un corbeau ou à un geai ? Eh bien il va répéter certains mots, comme les perroquets. Il va être capable de répéter même une logique apparemment intelligente mais parce qu’il a emmagasiné une somme d’expériences de sons, ce n‟est pas là un signe d‟intelligence.

Mon ami le peintre Aristide Caillaud avait dressé un perroquet gabonais, à répéter : “C‟est la gare de Monzenpron - Libron tout le monde descend !”. J‟avais été étonné comme d‟autres visiteurs croyant entendre une émission radio. Que comprenait l‟animal à cette salade de sons qu‟un homme facétieux et joueur lui avait appris ?

 

L’INTELLIGENCE, C’EST ÊTRE CAPABLE D’EFFECTUER UNE SYNTHESE

 

Les abeilles n‟ont pas d‟intelligence, mais une conscience collective dans laquelle chacune a son rôle. Il en est de même pour les termitières, les fourmilières. Ce n‟est pas un signe d‟intelligence d‟être dans la matière capable de créer une synthèse. Ces insectes agissent toujours de la même façon répétitive.

Un singe peut également répéter les gestes des hommes, par exemple, de laver des patates, de fracasser avec une pierre des os pour en retirer l‟intérieur, comme de fracasser une noix de coco, il s‟adapte pour faire de même, cela est bien différent d’être capable de discriminer, d’être capable d’analyser pour effectuer non seulement une analyse mais une synthèse, émettre un avis, une image, émettre une pensée, effectuer un jugement : cela est beau, cela me plaît, cela est discourtois, il y a de la perversion dans cette attitude, etc. Vous voyez où nous mène une certaine forme de bureaucratie ou de juridisme…à une régression funeste collective et individuelle !

L‟animal exprimera sa douleur. Il dira à sa façon : “je souffre. Je me suis fait mal”. Il n‟effectue pas la différence, s‟il va survivre ou s‟il va mourir, je vais manger ou je vais être mangé, c‟est un choix binaire.

 

L’inconscience a la capacité d’émettre un CHOIX MULTI BINAIRE, MULTI TRINAIRE, c‟est la liberté et la possibilité d‟évoluer ou de faire évoluer l‟un ou l‟autre par rapport à quelque chose, par rapport à une image qu‟on se donne, d’où le terme philosophique de la SOPHIA = la sagesse, c‟est-à-dire être capable d‟émettre une sagesse.

Cela signifie : “je sais ça”, je suis dans le “je sais ça”, je sais que cela va être très douloureux pour franchir cet obstacle, mais je vais le franchir. Donc, on émet un jugement qui va conférer une maîtrise pour un événement, ainsi on va pouvoir le dominer.

Quand un poète écrit des vers, il oppose les idées les unes aux autres avec des mots et des sons : il crée son poème en rapport avec son imago. On ne répète pas ce qui a été fait, ce qui a été écrit, sinon ce serait la même chose que ce que le voisin a composé, nous resterions dans le répétitif.

Certains pourront me poser la question suivante : Comment expliquez-vous qu‟un chien se comporte et apparaît, comme s‟il savait longtemps à l‟avance, à n’importe quelle heure, le retour de son maître, en pleine cité, parmi tous ces véhicules, toutes ces personnes ? Il faut se référer aux capacités physiologiques de l‟animal : Il a une capacité auditive extrêmement importante, cinquante à soixante fois plus importante aussi bien dans les sons et dans l‟intensité des sons à un niveau supérieur ou à niveau inférieur à la fenêtre auditive de l‟homme par rapport aux vibrations acoustiques. C‟est ainsi qu‟il perçoit notamment les hyper sons ou les infrasons, car sa fenêtre physiologique est beaucoup plus grande que celle de l‟homme. Vous savez qu‟il y a des chiens qui distinguent parfaitement les différents sons des différents tracteurs à la campagne. Le déplacement d‟un homme émet des fréquences de ces ordres là, à des distances variant de deux à trois lieux à la ronde, c‟est-à-dire huit à douze kilomètres car les vibrations vont jusqu‟à l‟infini. L’hyper fréquence que l’homme entend va être une fréquence courte dans le son, car il y a bien des sons inaudibles pour l‟homme, mais parfaitement audibles pour différentes espèces animales.

C‟est pour cela que l‟éléphant a une capacité auditive phénoménale pour nous. Elle lui permet d‟entendre à quatre ou cinq lieux à la ronde, c‟est-à-dire entre seize et vingt kilomètres, des sons parfaitement inaudibles à l‟homme, soit en hyper, soit en hypo fréquences.

Chaque homme émet une fréquence particulière dans une gamme particulière, elle n‟est pas unique. Ceux qui ont étudié les capacités acoustiques de l‟homme savent que notre capacité d‟ouïr ne s‟exerce que vis à vis d‟une très petite gamme de fréquences, située elle-même dans une immense gamme de fréquences.

Par TELEPATHIE, on peut être frappé d’une concordance d’événements : “je pensais à toi…”, il y a un échange, cela n’a rien de surnaturel mais cela est bien naturel. Eh bien, le monde canin ouït ces fréquences que l‟homme ne perçoit pas. Freud, Kereny, Jung l‟avaient bien remarqué mais Freud, ne voulant pas compromettre l‟avenir de la jeune discipline analytique, devait refuser de l‟admettre officiellement.

Le serpent a une capacité auditive nulle,

par contre, il ressent très bien les vibrations à longues distances, il va donc trouver sa proie, car elle vibre d‟une façon qu‟il perçoit comme un écho. Cela surprend parce que nous n‟avons pas ces capacités physiologiques. L‟observation donne toujours une mémoire. Si l‟individu a fait souffrir, par exemple, a exercé une violence sur un animal, celui-ci s‟en souvient, et dix ans après, de retour sur les lieux, il peut en ressentir parfois les effets. C‟est l‟histoire de l‟éléphant auquel un quidam avait donné pour s‟amuser avec, une cigarette allumée et qui revient sur ces lieux dix ans plus tard, l‟animal lui a rendu son amabilité en l‟enlevant dans les airs et en lui fracassant la tête. Cette histoire, que mon père me contait, souligne simplement les capacités mnésiques de l‟animal. L‟homme, s‟il revient sur un lieu où il a lui-même souffert, ressent un malaise, une crainte vague, il est de nouveau aux aguets, il ressent un phénomène : ce sont des réflexes acquis à un endroit donné.

 

 L’observation, c’est l’acquisition de toutes les capacités

. Si on en privilégie qu‟une seule, ce qui est fréquemment le cas réalisé par l‟intellect, on s‟ampute. C‟est pourquoi les protocoles établis en Médecine par des experts intéressés par les lobbies pharmaceutiques sont générateurs d‟effets catastrophiques, iatrogènes ou lettraux.

Le langage, est constitué des signes répétitifs ajustés les uns aux autres : “j‟ai faim, j‟ai soif, je mange…”. Quand l‟odeur du café arrive à mes narines depuis mon enfance, je réagis, mes glandes secrètent… je suis déjà dans la dégustation alors que je n‟ai même pas commencé à boire ma tasse de café, et mes reins sécrètent à vive allure…

 

L’inconscience, ce n‟est pas seulement l‟inconscience cérébrale dialectique, c‟est aussi l‟inconscience musicale, l‟inconscience d‟échange, l‟inconscience relationnelle d‟un senti ou d‟un ressenti, mais c‟est aussi l‟inconscience olfactive, auditive. Il y a là donc le fait d‟avoir à trier, à analyser, à mémoriser, et cette capacité de pouvoir ressortir ensuite, une synthèse, un choix.

Lorsque l‟on chante, après avoir répété et mémorisé un poème, on l‟a oublié, il est en fait stocké, emmagasiné, il est mis en dépôt, en réserve, Par l‟observation répétitive, on entretient la mémoire.

Les capacités cognitives se mélangent par rapport à l‟éducation. Certes, mais par rapport à la partie sexuée de l‟homme et aussi par rapport à la partie intrinsèque de l‟individu global ou total.

Il va se resservir de ces mémoires pour faire quelque chose de neuf. Cette inconscience sera la source d‟un plaisir, une somme de mémoires agréables qui va générer par exemple une création. Être capable avec ses mémoires d‟observation de synthétiser quelque chose de nouveau, cela peut être aussi la source d‟un déplaisir, comme par exemple d‟être obligé de faire la guerre.

 

L’ETHIQUE EST RESERVEE A L’INTELLIGENCE, A L’INCONSCIENCE, CAR ELLE SORT DE L’ANALYSE, ELLE INDUIT UNE ECHELLE DE VALEURS.

Un sculpteur, à partir d‟un morceau de bois, d‟une pierre, va créer une magnifique évocation d‟une femme aimée dans une figurine ou dans un marbre qui ressemble à une imago, laquelle est préexistence dans sa psyché.

L’art est donc le miroir du créateur avec toutes ses richesses, tous ses défauts, ses qualités

psychologiques, elle embellit passionnément. L‟artisan va faire avec son art également une embellie de la conscience. Ce sera la synthèse de sa propre évolution de pensée, donc de son inconscience, qui sera ou non appréciée d‟ailleurs par la collectivité.

 

La science est “l’anse” du “SCIO” : Le panier du savoir

Elle procède de la conscience et de l‟inconscience, cela va de l‟un à l‟autre. La mémoire est le fait de l‟inconscience. La conscience est obligée de mettre en dépôt dans l‟inconscience, car elle n‟a pas de capacité de réserve.

 

L’ETHIQUE n‟est pas réservée à la conscience, elle est essentiellement réservée à l‟intelligence qui sort de l‟analyse. On met un tableau en réserve par rapport à mille autres, vis à vis d‟une échelle de valeur. L‟axiologie du commerçant, c‟est l‟argent me direz-vous, or, ce commerçant habile est capable d‟acheter les savants, car les savants se vendent bien, ils doivent aussi assurer leur survie matérielle. C‟est ainsi que l‟on a observé un gauchissement de la science contemporaine, une déviation ou une perversité, pour créer des valeurs funestes, les effets meurtriers des obus, les bombes, les engins de destruction, créer des médicaments particuliers ou des leurres alimentaires ou des substances qui permettent d‟amener rapidement au trépas. Eh bien, ils sortent d‟une règle donnée, d‟une règle philosophique. Tout va dépendre de l‟appréciation de l‟intelligence collective. La science n‟est pas une Ethique en soi.

On a utilisé la Science pour créer des armes, perfectionner les drogues et élaborer des objets de contrefaçons de la réalité, des leurres alimentaires… des lois esclavagistes… imposer au corps humain des molécules de synthèse toutes étant iatrogènes ou mal venues… alors que l‟Homéopathie, une médecine respectueuse de l‟individu, basée sur les analogies et les synthèses globalisantes, est une espèce en voie de disparition.

Si l‟évolution collective est de sacraliser le veau d‟or et de s‟approfondir dans un reniement sacré, l‟évolution philosophique d‟une inconscience collective prendra les tournures que l‟on connaît dans nos préoccupations actuelles, presque au mauvais sens du terme. On se retrouve alors confrontés aux actions perverses d‟un collectivisme, d‟un servilisme, d‟un infantilisme généralisé, d‟un reniement sacré, d‟un assistanat délirant et destructeur mais aussi aux somatisations délétères et des altérations permanentes du niveau de synthèse.

 

Un mensonge mille fois répété, devient une véritable forteresse

, sur lequel le faux savoir et la fausse connaissance peuvent dresser leurs bannières. Eh bien, ce sont les conséquences d‟un nouvel ordre, d‟une nouvelle machination de l‟inconscience. Les méthodes agressives thérapeutiques, sans résultats objectifs en cancérologie se répètent depuis 40 ans sans aucune réflexion critique : cela doit interroger ! les effets secondaires des vaccinations collectives et l‟utilisation inconsidérée des antibiotiques ou des composés de la chimie de synthèse posent des problèmes semblables.

 

L’au-delà de l’inconscience, cela touche à l’inconscience des corps éthériques de notre KA, bref de la besace sacrée,

c‟est-à-dire du soleil que nous avons tous à l‟intérieur de nous-mêmes, de ces expériences menées par le passé, bref, de cette souvenance vague qui n‟apparaît jamais au prime abord.

Certains poètes peuvent avoir, des prémonitions ? Eh bien, ce sont seulement des mémoires sourdes d‟expériences déjà menées, qu‟ils vont répéter et lorsque les événements s‟accumulent, ils vont coller sur ces nouveaux ensembles l‟impression globale mnésique qu‟ils ont précédemment emmagasinée.

Le gauchissement de ces fonctions cérébrales constitue une débilité du conscient ou de l‟inconscient, et là on retrouve une notion qui peut nous égarer mais qui nous laisse penser à une dégénérescence de l‟espèce, à l‟élaboration de sous-hominiens comme HUXLEY le laissait penser.

 

L’INCONSCIENT EST UNE VERITABLE “MERE REGENERANTE

(IN veut dire dans). L‟inconscience est le grenier de toutes les observations infantiles, infanto - juvéniles, puis adultes, le grenier de toutes nos observations permanentes, mais bien d‟autres choses encore ! Beaucoup de psychothérapies se limitent à l‟aspect animal pulsionnel. On ne peut guérir en se limitant à la cave. Bref, ? ? ? sont dis à l‟aspect réductif… l‟élargissement indispensable globalisant est une ouverture fondamentale sur les niveaux supérieurs de l‟humain.

 

EN RESUME :

L‟inconscience est le gué nécessaire qui va nous permettre de cheminer dans la vie, bref, il est le pont indispensable.

L‟animal n‟est doté que de réflexes physiologiques, il n‟a ni la faculté d‟analyser, ni d‟effectuer une synthèse, il n‟a pas d‟inconscient à la différence d‟“homo sapiens”!

Le subconscient n‟est qu‟une partie de l‟inconscient, c‟est la réserve des expériences antérieures, ce mot a le même signifiant, il est totalement indivisible de l‟inconscient.

Il y a une dualité permanente conscient – inconscient, le tout ne constitue qu’un, qu’une unité.

 

Le spirituel ne peut ressortir que de l’inconscience

, tout ce qui est philosophique ne peut être généré que par l‟inconscient car c‟est là où réside la capacité d‟analyser, d‟effectuer des synthèses.

La science dans la conscience ou l’inconscience

Je voudrais ajouter que tout le savoir “SCIO” est identique à la somme de la propre expérience que chaque individu a pu récupérer au travers soit de sa lignée, soit de son entourage. Il s‟agit d‟une transmission permanente qui va sensibiliser et faire rejaillir sur le derme pourrait-on dire toute la sensualité de cette connaissance, car le tégument est en rapport embryologique direct avec le névraxe (ectoderme).

Un musicien peut engendrer une filiation de musiciens qui va devenir épidermiquement de plus en plus sensible à la musicalité. Cela est très logique, nous connaissons tous des familles de musicien, qu‟il s‟agisse de Bach, de Strauss ou de lignées plus récentes (Tortelier, etc.). Cela va créer ou donner à paraître pour un novateur dans la découverte de la musicalité, ce qui n‟est qu‟une suite logique de transmissions.

On observe de même chez les peintres des transmissions semblables, par exemple la famille Breughel ou Van Eyck et il y en a eu bien d‟autres. Il en est de même dans bien d‟autres branches de l‟activité humaine.

On peut donc laisser entendre que la forme d‟éducation que reçoit le sujet peut générer une possibilité d‟engendrer cette sensibilité affective, olfactive, tactile, qu‟on retrouve aussi bien dans le toucher que dans le mode des émotions. C‟est donc une conscience, c‟est avec ce savoir, apprécié par l‟observation, que l‟on est conduit vers l‟évolution pour une meilleure compréhension.

Cette sensibilité n‟est pas sensiblerie, elle est la sensibilité même, car elle met à vif tout un mode de réceptivité qui va faire croître une connaissance. C‟est une résonance qui pourra être soit utile immédiatement, soit utile dans un futur proche.

Comme vous le savez, beaucoup de sujets sensuels, car les artistes ont une sensibilité épidermique exacerbée, pourrait-on dire, arrivent trop tôt ou sont trop en avance au travers de leur époque. L‟histoire de l‟humanité relate tous les déboires de ces génies, car rares sont ceux qui arrivent en coïncidence, pourrait-on dire, avec l‟évolution épisodique des moeurs et des changements des populations. Ils sont déphasés, de ce fait, tournés en ridicule ou mis de côté alors qu‟on les reconnaît des décennies après leur apport essentiel.

Vous me conterez que certains sont à la fois sensibles à l‟art très particulier qui consiste à amener les hommes au combat et qu‟ils arrivent toujours, ceux-là, au bon moment ! Ils ont cette sensibilité spéciale de pouvoir communiquer, d‟endiguer un mouvement collectif, mais qui n‟a pas besoin de choisir son époque ! De tous temps, le peuple a suivi les tyrans et acclamé les tueurs et a mis au pinacle les pires ennemis de l‟humain au nom des meilleures intentions…

Par contre, amener une évolution technique quelconque, c‟est-à-dire un art nouveau de fabrication, s‟il n‟est pas ou s‟il est solidaire, sera toujours en non-collaboration avec son époque. C‟est toujours un homme qui apporte des idées nouvelles, qui fait évoluer, ces novateurs sont toujours des solitaires. Pour qu‟elles soient ordonnées avec l‟époque, il doit se retrouver dans un milieu favorable permettant à ses sens aigus de l‟observation de s‟exercer et de s‟épanouir.

C‟est pourquoi les civilisations ne sont riches que si elles favorisent l‟explosion de ce savoir. L‟éducation et l‟encadrement devraient favoriser l‟explosion de ce qui se voit, de ce qui se sent, le fait de percevoir clairement là où la masse ne perçoit rien, c‟est la fonction de ceux qui résonnent dans l‟évolution échostatique avec leurs congénères.

C‟est dire que la liberté d‟expression de ces génies et leur respect est d‟une importance capitale pour l‟évolution de l‟espèce. On confond allègrement science et conscience, inconscience et conscience car ce que l‟on ne sait pas, on le place dans l‟inconscience et ce que l‟on sait, on le place dans la conscience !

Voilà la façon habituelle de faire, c‟est tellement facile de dire : Je suis conscient, j‟ai bonne conscience, j‟ai ma conscience tranquille, j‟ai le savoir et avec le savoir je suis bien tranquille !

On confond donc conscience et inconscience. Ainsi, on va générer des termes qui n‟ont plus rien à voir avec cette dualité.

Il serait préférable de dire qu‟il existe dans le cerveau des parties mémorisables et des parties mémorisées.

Les parties mémorisées

: représentent tout l‟apprentissage résultant de l‟observation.

Les parties mémorisables

: c‟est tout l‟apprentissage de l‟expérience effectuée par le sujet lui-même. De cette connaissance, on va agglutiner, vous me direz dans le tréfonds, on a une partie de soi qui va servir d‟oubli. En effet, la partie cognitive a la capacité de faire croire que les éléments sont oubliés car ils étaient trop brûlants, trop désagréables ou trop coûteux à garder en mémoire.

Il est vrai que le cerveau a cette faculté, cette cognition. Elle a, en fait, pour but de laisser libre la plus grande partie mémorisable sinon elle serait trop restreinte et l‟évolution individuelle ne serait guère possible.

Sans cette faculté d‟oublier, de “mettre au placard”, de refouler diront les psychanalystes, ce ne serait que répétitif et répétitoire en permanence !

« Tu n‟as qu‟à faire ce qu‟on te dit, si on te demande de le faire ! Tu n‟as qu‟à obéir et faire comme tout le monde ! » C‟est bien, certes, mais c‟est là une notion insuffisante. L‟homme doit être capable d‟inventer une nouvelle manière d‟être, donc une nouvelle manière mémorisable, car l‟homme est créatif et tout ce qui est mémorisable, c‟est l‟espace créatif. C‟est l‟espace où il conserve son indépendance, sa liberté et où il peut épanouir ses facultés d‟observation de synthèse et d‟analyse. C‟est là où il a le choix d‟être modestement mais superbement lui-même.

C‟est, du reste, le travail sacré de tout bon analyste, de tout bon thérapeute, d‟amener le sujet à se débarrasser de toutes les idées fausses reçues, de toutes ces chapes de plomb, ces interdits, ces gauchissements ubuesques du savoir et de la connaissance afin de faire naître et épanouir, là aussi, modestement mais merveilleusement la réalité profonde de son patient.

Ce qui est mémorisé, c’est toute l’éducation et la formation

, mais aussi le répétitoire des sens et de l‟équilibre, marcher, se lever, manger, uriner, lever la main, lever les jambes, cela devient instructif, c‟est-à-dire qui intervient sans qu‟une volonté expresse soit nécessaire, seulement une envie est nécessaire.

La fonction mémorisée est là pour faire réagir et conduire le mouvement réflexe, l‟ensemble des réflexes acquis, cela va être une somme donc de réactions presque de type pavlovien.

Je mets mon doigt dans le feu, j‟ai la douleur, j‟enlève ma main, je pense après m‟être brûlé. Il en est de même si j‟ai coincé mon index dans la porte, si je le remets, je vais agir de suite, car la volonté est de ne point avoir douleur ; C‟est cela qui constitue le mémorisé, c‟est devenu mémorisé !

Je prends donc un couteau pour découper ma viande, comme on me l‟a appris, et j‟use de cet engin pour tailler mon bifteck pour manger, voilà le mémorisé.

On disait, à la campagne, qu‟ “être conscient jusqu‟à la mort, est une fort belle chose”. Il serait plus simple de dire que le sujet a gardé la lucidité et sa clairvoyance, c‟est-à-dire la conscience de lui-même, mais la conscience ne signifie rien, c‟est alors un mot mal utilisé : “J‟ai bonne conscience, j‟ai mauvaise conscience” avec une connotation morale mise à toutes les sauces.

Ce sont des règles, des repères mémorisés : “Tu n‟as pas le droit de tuer autrui, tu n‟as pas le droit de voler ton prochain, ni de voler la femme de ton voisin, etc.”

La mémoire, c‟est l‟ensemble des observations effectuées, donc d‟un vécu d‟une éducation.

Le mémorisé peut être générateur d‟une citadelle d‟erreurs par le sectarisme répétitif. Il faut prendre un sirop contre la toux, des antibiotiques dès qu‟il y a la moindre température ou des anti-inflammatoires à la moindre douleur ! Cette façon ridicule d‟appliquer des techniques répétitives est le pire ennui d‟une médecine authentique ! Elle cache l‟observation, l‟analyse, la réflexion asphyxie les idées neuves, les synthèses, et accouche d‟énormités en permanence. En cancérologie, cela conduit au pire en croyant bien faire. Ainsi, les abus du mémorisé ont conduit cette forme de technicité à édifier une citadelle ubuesque.

 

Le mémorisable, c’est tout ce qui va être créé ou se créer dans la psyché du sujet par l’observation, l’expérience.

 

 

Le sommeil

est une fonction qui va permettre le repos, donc qui va permettre à ces fonctions d’effectuer un triage de réparer, d’associer.

L’utilisation actuelle aberrante, de ces mots, de ces termes, donc de ces notions, est dûe à des appropriations théoriques professorales résultant de la paresse ou de la déformation volontaire de la langue ou de la confusion régnant chez ces sujets. C’est ainsi qu’ils sèment une confusion permanente dans l’esprit de leurs élèves et de la population, mais c’est aussi un ensemble de réflexes. Il se peut que ces mots non contrôlés ou très mal utilisés génèrent des maux de la cervoise. Ils sont aussi importants car ils ont aussi des causes physiologiques, ils sont aussi à l’origine de causes réflexo-biologiques.

C’est dans ces champs-là que va ressortir la notion du néant, mais également la notion du reniement sacré ou inversement de la spiritualité. Cela va créer une négation mais aussi une non négation, car nous avons toujours la dualité dans toutes les démarches humaines.

Ce qui est mémorisable va créer l’espace inventif, ce que l’on dit par hasard mais qui est toujours une suite d’une somme d’un vécu d’un mémorisé. Par exemple, la roue a été la création dune somme d’observations de ce qui avait été vécu. On a d’abord roulé des pierres. Ensuite, le créatif a recopié et perfectionné le phénomène de la pierre qui roule pour obtenir une roue parfaite.

 

 

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